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  Le pot de terre contre le pot de fer


(29/01/2008)

Laissons la parole au comité de soutien qui tente d’aider ces deux malheureux dans leur lutte tout à fait inégale face à un maire pas toujours à l’écoute de ses concitoyens.

LE MAIRE ASSIGNE 2 VTTISTES ET RECLAME 16000€ !

Joël BOUTIER, un Maire pas très « sport » !

Pour la deuxième fois en un an, Joël
BOUTIER Maire de Groslay, a décidé
que c’est par la voie judiciaire qu’un
différend minime l’opposant à deux
VTTistes serait tranché, le 07/02/08
février prochain, au tribunal d’instance
de Montmorency.

Rappel des faits :

Le lieu dit « Le Désert » à Groslay
ressemblait depuis ces dernières
années à une décharge à ciel ouvert.

Patrick et Christophe, deux passionnés
de VTT, décident donc de nettoyer ce
dépotoir pour en faire un espace dédié
à la pratique du vélo tout terrain.

Les services de l’urbanisme avaient dit, verbalement, « Tant que vous ne vous
faites pas remarquer on n’ira pas vous
embêter là haut ».

Croyant au respect de la parole donnée, ils se lancent dans
la construction de modules artificiels en terre ou en bois de récupération.

Petit à petit, les jeunes de Groslay viennent prêter main forte pour la construction, et pratiquer
le « free ride », sous les conseils de pratiquants plus aguerris.

Constructions solides, port du
casque et de protections obligatoires, nécessitée de
rencontrer les parents des mineurs souhaitant évoluer
sur ce « bike park », la sécurité est LA priorité de Patrick et Christophe.

A la fin du premier trimestre 2007, ce « spot » est connu
et reconnu par de nombreux VTTistes d’Ile-de-France.
Une activité saine et constructive pour les jeunes était
née sur la commune de Groslay.

Régulièrement nous étions encouragés par les riverains
qui passaient par la. La masse et la qualité du travail fait ne laissaient que des commentaires élogieux.

C’est courant mai 2007 que les choses se gâtent :

- visite de la police municipale sur les lieux, qui relève les identités des personnes présentes. Rien d’aberrant n’en
soit.

- Arrêté municipal du 15/05/07 demandant la destruction
des modules et la remise en état des lieux, ceci dans un
délai d’un mois à compter du présent arrêté.

- Destruction "à la hussarde" du site le 16/05/07 par la Mairie.

- Christophe et Patrick, aidés d’amis, finissent le « travail » et nettoient totalement le site dans le délai imparti.

- Assignation et convocation le 18/06/07 devant le juge de affaires familiales pour mise en danger de la vie d’autrui.

Nous pensions pouvoir discuter de la situation avec M BOUTIER, et lui demandons une médiation, qu’il accepte.

Désireux de faire avancer les choses, nous entamons un projet de création d’association, que nous présentons au Maire lors d’un second rendez-vous.

C’est à partir de ce moment que le discours de M BOUTIER, au début conciliant, change radicalement.

Il demande, comme préalable à toute discussion, le règlement d’une somme de 7000€ devant couvrir les frais de destruction du bike-parc.

Depuis, impossible de discuter avec M BOUTIER. La situation
semble bloquée.

En consultant le cadastre, nous nous rendons compte que seules deux micros parcelles sont propriétés de la
Mairie. Les terrains utilisés par les VTTistes sont privés et laissés à l’abandon et appartiennent à la SAGI
(auparavant Les Beaux Sites), qui, elle n’a jamais été inquiétée par la municipalité pour l’état déplorable dans lequel les lieux étaient avant la création du parc VTT.

De notre côté, impossible de faire avancer légalement le projet associatif sans le soutien de M BOUTIER.

Dernier acte : une assignation pour le 7 février prochain,
demandant la « modique » somme de 16000€ (dommages et
intérêts, frais de destruction, frais de procédure).

Cher payé pour une initiative privée, soutenue par deux passionnés, un peu naïfs, qui permettait aux jeunes de Groslay de ne pas errer en centre ville, qui donnait une image dynamique à la ville, qui n’a jamais causé le moindre dégât, qui a permis la mise au rebut d’épaves, de déchets, que ni les propriétaires des terrains, ni la Mairie n’avaient jugés dangereux pour l’environnement et les habitants de la ville.

Patrick et Christophe ont toujours été conscients d’être à la marge de la légalité, mais n’ont jamais cherchés à aller à l’encontre du bon sens.

Discuter avec la municipalité afin de donner un cadre légal à cette structure, qui fait cruellement défaut en Ile de France aurait été plus judicieux. Mais c’est malheureusement une bataille judiciaire que M BOUTIER préfère mener, à quelques mois des municipales...

Nous comptons sur vous :

Pour votre soutien le 07/02 à 14h00 au tribunal de Montmorency

Pour signer la pétition (plus de 3370 signatures)
Par tout autre moyen que vous jugerez approprié.

MERCI

Le collectif de soutien pour Patrick et Christophe.



Auteur - Hugo




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