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  Biketracking Oredon : l’antivol ultime ?


(9/06/2008)

Le principe est simple : trois autocollants à placer à des endroits stratégiques du vélo, un programme d’enregistrement en ligne du numéro d’identification et le signalement instantané en cas de vol.

Pour la modique somme de 15 euros, vous recevez 3 adhésifs indécollables, votre carte d’identité BikeTracking, 1 cd rom de présentation et d’assistance.
Lorsque je reçois la pochette, je lis attentivement la notice afin de placer ces antivols au mieux et selon les recommandations du fabricant.
Je vais utiliser un cadre en alu pour réaliser le test de résistance.
Il faut dégraisser à l’alcool les parties où se poseront les autocollants et c’est tout.

Deux des autocollants sont bien en évidence, sous le tube supérieur et sur la base arrière alors que le dernier est sous le boitier de pédalier. Le numéro d’identification est bien lisible mais il n’est pas certain que ce soit dissuasif pour un voleur déterminé.

Qu’en est-il de leur résistance ?

Premier test : la méthode manuelle

Aïe, première mauvaise surprise, rien qu’en grattant l’autocollant avec l’ongle, il éclate et il ne faut que trois à quatre minutes pour l’ôter complètement

Deuxième test : la méthode chimique

Avec ce que j’ai sous la main, du thinner, efficace pour retirer la colle, nettoyer les résidus d’adhésif, je frotte en insistant.

Bon point pour Oredon, l’autocollant résiste et est plus ou moins insensible au produit.


Test ultime : le méthode thermique

Pour conclure, je décide de frapper un grand coup et attaque un des adhésifs à la flamme.

Attention à ne pas tenter l’expérience sur votre beau cadre en carbone !

Avec cette méthode ultime, ça ne dure que 30 secondes, l’autocollant frise et il suffit de gratter avec un bout de plastique et c’est terminé.

En conclusion, l’idée d’une carte d’identité personnelle développée par Oredon est excellente ainsi que le système d’enregistrement et de signalement de vol en ligne mais, la méthode de marquage est trop fragile pour freiner les tentatives de vol et ne peut assurer réellement les utilisateurs de la récupération de leur monture.

Pourquoi ne pas envisager l’utilisation de ce système couplée avec une gravure permanente (sauf pour les carbones) qui, certes, "détériore" légèrement les cadres mais qui est beaucoup plus difficile à éliminer ?

Différentes associations comme Provelo en Belgique le font.

Espérons qu’Oredon revoie sa copie et rendez-vous pour un prochain test.



Auteur - Hugo




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