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  Biketracking : réponse d’Oredon


(12/06/2008)

Suite à l’article, nous avons contacté la firme Oredon, spécialiste en systèmes anti-vol, afin de leur permettre de réagir et ainsi, compléter l’information aux lecteurs.

les produits BikeTracking, mis en point par nos soins et 3M,
spécialiste de l’adhésif, nécessitent une pose de 72 h pour bénéficier d’une adhésion parfaite.

De plus, il faut s’assurer de la pose presque immédiate du sticker sur le cadre du vélo une fois détaché de son support de présentation (tout comme pour la colle superglu, il faut éviter le durcissement de la colle à l’air, donc vite
l’apposer sur le support destinataire).

Une fois ces conditions respectées, ôter l’adhésif BikeTracking est véritablement dissuasif.

En ce qui concerne notre choix du sticker plutôt que du gravage, vous trouverez les avantages du marquage ci-après.

● La pose des stickers est un jeu d’enfant. Tout cycliste peut en 5 minutes BikeTracker
son vélo, c’est à dire coller les 3 stickers puis enregistrer son vélo sur la base de données
www.BikeTracking.net.

● L’adhérence des stickers BikeTracking sur le cadre est optimale grâce aux matériaux employés qui solidarisent les
autocollants avec le cadre. Grâce à cette réaction de polymérisation, les stickers deviennent indécollables du cadre.

Les stickers BikeTracking se posent sur tous les cadres de vélos, sur tous les matériaux. Il n’existe aucune restriction dans leur
emploi.

● Aucun investissement n’est à réaliser par les points de vente. BikeTracking est vendu en libre service ; sa distribution s’étend rapidement à des centaines de points de vente en France. Vous trouverez un endroit où l’acheter près de chez vous !

Il peut aussi être vendu en ligne (Oredon reverse dans ce cas 50% de sa marge aux points de vente partenaires) sur
www.oredon.com.

● Pour contourner toute tentative de gravage ou ponçage, Oredon a multiplié par 3 les zones de marquage (contre une
seule pour le gravage) et intègre le numéro du cadre dans la base de données www.BikeTracking.net. Rappelons que 80% des vols de vélos sont des emprunts : les voleurs n’attachent alors aucune importance à faire disparaître le marquage.

Les particuliers, collectivités territoriales, associations, entreprises & clubs cyclistes peuvent sans logistique particulière marquer l’ensemble de leur parc presque instantanément. Une telle opération sur la base du gravage s’étalerait sur de nombreuses semaines avec d’importantes contraintes logistiques et des coûts incomparablement plus élevés.

Il s’agit de simplifier la démarche pour les revendeurs cycle et les clients. Simplifier pour mieux généraliser le réflexe "marquage".

Le gravage comporte des contraintes, certes d’altération du cadre, mais également de logistique pour la mise en place et de coût élevé pour les revendeurs cycle. Le marquage
apporte une solution simple, peu coûteuse et efficace (d’autant que couplée à la base de données www.biketracking.net).

Voilà pour les arguments avancés par Oredon.

Que dire en conclusion ?

Quelques remarques :

- le coût de la gravure :

en Belgique, la plupart des zones de police, les administrations communales et plusieurs associations proposent le marquage par gravure gratuit. L’investissement en matériel est déjà fait. Par contre, en France, il semble que ce système soit moins développé.

- La vitesse de mise en oeuvre :

il est vrai que pour le particulier, l’achat d’un kit Oredon et sa pose ne nécessitent pas des heures, bien que le nettoyage et le dégraissage du cadre ainsi que le temps de séchage doivent être pris en compte.

Par contre, pour les collectivités, les associations et les clubs cyclistes, le marquage par gravure est autrement plus rapide.

- Le vol en lui-même :

Oredon annonce que 80% des vols sont des emprunts. On peut relativiser ce chiffre en rétorquant que la plupart des vélos volés et retrouvés sont des vélos de ville, bas de gamme et n’intéressent que très peu les voleurs et donc que cette statistique est non valable en ce qui concerne la plupart des vtt qui dépassent en moyenne allègrement les 1000 euros.

A ce propos, nous pourrions lancer un grand référendum sur les vtt volés, leur valeur et le taux de récupération.

Loin de nous l’intention de polémiquer sur ce produit qui a le mérite de conscientiser le propriétaire à l’obligation d’identifier son vélo et de signaler à l’éventuel voleur l’intention du propriétaire de récupérer sa monture, mais, n’oublions pas, tous et toutes, de protéger efficacement notre très cher bien par l’utilisation de cadenas efficaces (pourquoi pas un Oredon ;-) ), par le bon sens (éviter les lieux peu fréquentés, attacher son vtt en s’inscrivant lors d’une rando, etc).

Allez, bonne route à tous et en sécurité.



Auteur - Hugo




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