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  Les Free-Riders sont des enf..... !!!


(22/10/2008)

Les freeriders sont des enf..... !!!!

Du calme !!! Sois zen, mon frère au gros vélo...tout comme toi, j’aime le baggy , les pneus 2.5, la tenue de Ninja et le casque intégral. Le titre de ce coup de gueule est un poil provocateur mais zut !! et même crotte de mammouth !! car dans notre tribu, il existe des gougniafiers pour ne par dire des...disons - pour rester politiquement correct - des personnes se livrant de manière passive aux plaisirs de Sodome...voyez ce que je veux dire ???? Bref j’ai les nerfs, les boules, les abeilles, la haine.... !!!!

Résumé de la situation : pour commencer, au départ de cette aventure, c’est quasi le paradis. Un ciel bleu de chez sans nuages, une montagne belle à ravir, et des pistes nickel de chez chrome. De quoi se construire une petite tranche de paradis au pays des vététeux.

Et du paradis, on s’en est tapé une très bonne tranche. On n’a pas boudé notre plaisir, alternant les rotations sur une piste qui, telle une jeune vierge amoureuse, nous en donnait de plus en plus au fur et à mesure des passages. Du tout bon quoi...

Et puis voilà que finalement il faut se décider. Il faut quitter les alpages pour revenir à la vie sur terre. Redescendre à la station. Mais le chemin qui y mène est beau. Et si on assure bien, on pourra peut être s’offrir un dernier run sur la piste noire.

Tout cela, c’était avant le drame.

Lui, c’était un vacancier. Short et mocassins (j’invente absolument rien...). Une envie de faire un tour de vélo en montagne. Louer un vtt, un petit, un truc pas cher, juste pour faire un tour. Un semi-rigide, tout V-brakes. Et tout à coup une balise qui vous tend les bras : Piste de descente de « Lamorkitu ».

300 m plus loin, c’est krak-boum-hue !!!. L’otb, la réception de débutant et la clavicule qui paye l’addition. En pleine montagne. Sans téléphone portable. On est aventurier ou on est joueur de dominos, merde quoi !!!

Bref !! Nous arrivons juste après la chute. On ne va pas laisser notre vacancier en rade les deux pieds dans le ruisseau et l’épaule en deuil, tandis que passent les rambos-du-vélo sans même s’inquiéter de la silhouette en détresse sur le bord du chemin, qui peut crever sans que personne ne daigne s’arrêter pour lui porter secours...

Là, je sens que mon titre commence à être un poil moins provocateur...

Bon dans la planète enfoiré, il y a des brebis galeuses. La preuve : mon pote, qui vient de me mettre 50m dans la vue, s’est arrêté. Au regroupement les choses sont claires : SOS indispensable. Allo, le 112 ??? 15mn + tard , je joue au sémaphore pour guider un hélico dans la montagne.

On ne va pas s’attarder sur la qualité des secours, la gentillesse du médecin, le dévouement des pompiers présents, le talent du pilote qui va hélitreuiller notre blessé dans un mouchoir de poche. Un 100% parfait, des vrais pros. Total respect !

Non le problème vient justement tout juste après.
Une fois le blessé dans la machine, il est temps pour nous de repartir. Sur le bas coté de la piste, mon vélo, mon sac, mes gants, mes lunettes. Lunettes ? Gants ? Mais n’étaient -ils pas rangés dans le casque ? Mon casque ??? Zip ! Boum et hopla !!! Un gros enfoiré de vététiste a joué les prestidigitateurs et m’a fait le coup de la disparition, jetant à terre lunettes et gants et continuant sa route, tandis que nous portions secours à notre blessé, avec un casque qui ne lui appartenait pas.

Les vététistes sont une grande famille. Du moins j’avais envie de le croire. J’aimais à penser qu’il existait une certaine solidarité, doublée d’un respect du matériel des autres. Mais c’est sans doute un désir de lutte contre la vie chère qui a motivé celui qui a fait main basse sur mon « heaume », m’offrant en prime, le droit de terminer la descente nu-tête, et les risques qui vont avec !!!

Se faire voler du matériel, c’est déjà un gros coup de sang. Mais se faire détrousser par un ’’courageux’’ qui profite de ce que l’on soit occupé à porter secours à un blessé, un ’’héros’’ qui frimera avec son casque ’’neuf’’ risquant de m’envoyer au tapis en cas de chute sans casque pour le retour, cela donne une belle image de nos contemporains.

J’en viens à me demander, dans le cas où mon voleur serait arrivé avant nous sur les lieux de l’accident, s’il n’aurait pas été tenté d’achever notre blessé pour lui piquer son portefeuille...!!

Tous les freeriders ne sont pas des enf...., mais ce jour là, entre ceux qui ont gueulé parce que les secours prenaient trop de place sur le chemin, ceux qui ne se sont pas arrêtés et celui qui a fait son marché dans nos affaires, on n’a pas vu beaucoup de contre-exemples.



Auteur - RouelibrE




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