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  Finale de la coupe du monde aux Gets


(20/09/2002)

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Finale de la coupe du monde de VTT aux Gets



Le 7 et 8 septembre 2002 se couraient aux Gets (Haute-Savoie) les finales de la coupe du
Monde de VTT. Au programme : descente et four-cross (ex-dual slalom) le samedi et
cross-country le dimanche. Tom2, notre correspondant local s’est rendu à l’épreuve
reine de cette coupe du monde : la descente.
Sous un soleil radieux et avec un public venu très nombreux, le grand spectacle était
assuré.
C’était aussi un bon moment pour prendre la température des paddocks en cette fin de
saison marquée par le retrait de la compétition de Cannondale et l’annonce de la retraite
de Nicolas Vouilloz, le vététiste le plus titré de l’histoire de ce jeune sport.


LA DESCENTE


La piste de descente des Gets, uniquement balisée lors de ce genre d’événements, est
méconnaissable par rapport aux versions des années précédentes. Redessinée par Lionel Bergoënd qui s’occupe des tracés VTT aux Gets et par Manu Hubert l’entraîneur de l’équipe de France de DH, elle est plus courte (2300m) mais beaucoup plus dure et spectaculaire qu’avant. Elle
propose notamment de nombreux sauts dont les deux plus spectaculaires sont le saut final et le
terrifiant saut du réservoir

En finale seules deux féminines passeront par les évitements mis en place à coté. Cela en dit
long sur le niveau des participants à de telles compétitions. En conséquence, l’ardoisier,
l’ancien point chaud du circuit, paraît presque facile. Il faut dire que les pilotes ne l’attaquent
plus de front et ne décollent plus au sommet.

Attention aux pilotes trop court sur les deux sauts de route, s’ils n’atterrissent pas dans la
pente de l’autre coté de la route, la perte de temps peut être importante.

Les meilleurs pilotes descendent la piste en moins de 3’40", la meilleure féminine en 4’05".

Mais trêve de bavardage, place à la course !

Elle se déroule en deux manches :

Le matin ont lieux les demi-finales. Sur l’ensemble des coureurs seules les 30 meilleures
femmes et les 80 meilleurs hommes, toutes catégories d’age confondues, sont retenus pour la
finale.

La finale se court l’après-midi sur une seule manche. Les pilotes s’élancent du moins bon au
meilleur temps des qualifications. Un trône a été installé dans l’aire d’arrivée et le détenteur du
meilleur temps s’y assoie en attendant le prochain pilote qui viendra l’en déloger. C’est le jeu
des chaises musicales revisité.

Peu de surprises lors des qualifications. On retrouve les favoris dans les meilleurs temps.
Chez les femmes, Anne-Caroline Chausson fait logiquement le meilleur temps tandis que c’est
Steve Peat qui est le plus rapide chez les hommes.

La finale féminine est sans surprises avec une large victoire de Chausson devant son éternelle
dauphine Sabrina Jonnier.

L’Anglaise Fionn Griffiths vient compléter, de loin, le podium.
Chez les hommes la bataille est plus serrée. Kovaric, second le matin, passe à coté de sa
course et termine à la 8ème place. C’est Fabien Barel, malgré une légère chute, qui aura
longtemps le meilleur temps. Même Vouilloz, récent champion du Monde et courant ici la
dernière grande course de sa carrière (grande également), ne peut pas faire mieux que son
compatriote. Il faudra attendre le dernier coureur, Steve Peat, pour voir le temps de Barel
battu d’à peine plus d’une demi-seconde. L’Anglais, acclamé par ses nombreux compatriotes
présents aux Gets, fait d’une pierre deux coups. Il gagne cette manche et remporte également
le classement général de la coupe du Monde, devant le français Cédric Gracia et l’Australien
Christopher Kovaric.


LES AUTRES COURSES


En 4X, c’est le géant hollandais Bas de Bever, ex-champion du monde de BMX, qui sera le
plus rapide sur la toute nouvelle piste de border des Gets. Parti favori, Brian Lopes gagne le
classement général de la coupe du Monde. Chez le féminines, comme en descente pas de
surprise, Anne-Caroline Chausson remporte la manche et le titre devant Sabrina Jonnier.

Le XC se courait le lendemain sous le soleil mais sur un terrain rendu boueux par de fortes
pluies. C’est le jeune espoir canadien Ryder Hesjeda, un presque inconnu, qui s’impose sur le
circuit physiquement et techniquement très difficile. A la surprise générale le récent médaillé
de bronze des championnats du monde espoir devance le Suisse Sauser et le Belge Meirhaghe
qui remporte le globe de cristal cette année. Chez les femmes Maria Fullana remporte sa
troisième victoire de la saison mais laisse échapper le titre au général à l’Américaine Alison
Dunlap.


CE QU’IL FAUT EN RETENIR ?


Malgré le retrait annoncé de grands teams de constructeurs (Cannondale, Specialized, mais on
entend également parler de B1), la relève semble assurée par d’autres structures très
dynamiques sur le circuit mondial, comme Maxxis ou Global Racing. Il n’y à qu’a voir la taille
du stand de l’équipe de XC Deutsch Telekom, pour se rendre compte des énormes moyens
investis dans le VTT par certains sponsors extra-constructeurs.

Du coté des pilotes, il n’y a qu’à consulter la date de naissance des 20 premiers descendeurs
mondiaux pour se rendre compte que "ça pousse fort" derrière les -presque- anciennes gloires
que sont Peat, Gracia ou Saiz. La relève est assurée et les futurs pilotes retraités ont de quoi
s’occuper pour manager tous les jeunes talents qui se bousculent au portillon de départ.

BON PLAN
La piste de coupe du Monde de descente est malheureusement fermée hors des compétitions.
Consolez-vous en pensant qu’elle est pratiquement impossible à descendre par des pilotes
amateurs mais une autre piste, plus accessible et trés ludique, est balisée en permanence sur le Mont Chery.
Quant à la piste de 4X elle devrait logiquement rester en l’état. Bande de veinards, vous
devriez pouvoir venir la survoler en surf ou à ski cet hiver ou sur votre vélo dès le printemps
prochain.



Quelques Liens

- Pour consulter les classements et les chronos



Auteur - Thomas Valzer




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