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  Maxi du Pilat


(19/06/2003)

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Maxi du Pilat - 24/25 mai 2003


Franck Plouvier - dit Francky - aime le vtt et la compétition. Forcément une course dans le
style de la Maxi-avalanche ne peut pas le laisser indifférent. En 2002 il terminait sur le
podium mais devait arréter le vtt pendant plusieurs mois pour cause de ligaments dans le sac
suite à une chute dans cette course. C’est donc bien décidé à effacer ce mauvais souvenir qu’il
s’est inscrit pour l’édition 2003. Reportage de l’intérieur...


"Comme l’année dernière, les qualifications se font en quatre manche de 75 coureurs.

Je suis sur la première ligne ce qui est toujours mieux même si ce n’est pas capital pour ce premier run. Je vois
Nico (E.T.) avec le dossard 150 et son superbe proto Lapierre/Vprocess et Ch. Taillefer avec le dossard 151.
Nico me demandera si il peut se mettre à mes cotés au départ. Instant magique. Je suis certain de ne pas être gêné
par mon voisin de gauche car on est plutôt serrés sur la grille. Du beau monde donc. Vouilloz, Taillefer, Péridy,
Guincêtre parmi ceux que je reconnais.

Le départ est donné. J’ai à peine le temps de finir mon premier tour de pédale que Nico et déjà 3m devant.
Le parcours est globalement le même que l’année dernière avec des petites variantes qui le rendent beaucoup
plus ludique. Davantage de passages en singles. Globalement, après la zone de départ, on entre en sous-bois pour
une première partie technico/ludique mais sans grosse difficulté, et une deuxième partie ou il faut pas mal
pédaler. Gros avantage pour les crosseux !

Il ne fait pas très beau et il y a beaucoup de vent mais le terrain est sec. L’entrée en sous-bois permet aux
meilleurs de se dégager de la masse. On doit traverser une petite zone herbeuse très bosselées avant de franchir
une butte qui, suivant l’endroit ou l’on passe, et plus ou moins technique. Cet endroit sera le lieu des premiers
bouchons. Je perds pas mal de temps en faisant comme beaucoup, prendre le passage le plus facile. Ca n’avance
pas et le temps de réaliser qu’il n’y a personne à côté, c’est déjà trop tard.

Le sous-bois est un vrai régal. C’est assez rapide et se serait aller à la faute que de tenter de doubler. Le pilote
devant moi se fait un peu distancer. Il se pousse à un moment et j’en profite pour doubler et prendre quelques
places. Dans le pierrier, je me fais doubler par Christian Taillefer. Je le suis (de plus en plus loin) en admirant sa
technique. Impressionnant ! Je repasse devant à la sortie du couloir car il tire tout droit. Suit une partie roulante
où il me double de nouveau et je tente de m’accrocher. Petit à petit, il prend le large. Je le redouble peu après car
il est victime d’une crevaison. A l’arrivée, je suis 6ème (25’33’’) et dernier de la manche à avoir la chance de
partir en première ligne. Pierre-olivier Rivoire fait le meilleur temps des qualifs en 22’55’’.

Je suis content et inquiet à la fois de me retrouver mêlé aux top-pilotes au moment du départ. Après la
distribution des autocollants pour la grille de départ, direction Lyon ou Fab’ et Christelle nous ont préparé un
accueil " Enorme " : bouffe, assistance,... Merci encore ! Bref, de quoi bien préparer les 2 manches du
lendemain.

La grosse inquiétude vient du côté de la météo et on ne se fait pas trop d’illusions. Pluie, pluie, pluie...


Dimanche - 1ère manche.


Il n’a pas trop plu et le terrain bien qu’humide n’est pas détrempé. La zone de départ est par contre très glissante.
La tension monte. Il y a du brouillard et la visibilité est réduite. Je suis à l’extérieur et je crains un peu le premier
freinage. Je prend un départ moyen. Il y a de l’espace et j’arrive à me recaler à l’intérieur et à bien ralentir pour
assurer cette première courbe. L’entrée en sous-bois est laborieuse et je perd quelques places. Le rythme est
soutenu. Je reste sagement calé. Une petite frayeur quand un furieux me fais une belle queue de poisson et je
dois planter un grand coup de frein pour éviter un rocher de la taille d’une machine à laver. Il y avait toute la
place 20 mètres plus loin ! Je remonterais des concurrents surtout sur la partie roulante. Je fais une faute sur la
fin sur un freinage tardif pour prendre le dernier single. Je suis obligé de laisser passer 3 bikers dans leur élan. Je
manque de mordant sur le final et reperd 2 places en ne voyant pas une coupe sur la droite. Je termine la
première manche aux alentours de la trentième place. (27’21’’).

Entre les deux manches, la pluie se met à tomber. Les vêtements sont trempés, les gants, les chaussures. J’ai la
mauvaise idée de tout passer au jet d’eau pour me nettoyer.

2ème manche.

Le terrain est cette fois bien transformé par la pluie. J’ai remis mes gants trempés et j’ai du mal à garder les
mains au chaud. J’ai les pieds au sec grâce à des sacs plastiques et c’est appréciable. Cette fois, je me suis placé à
l’intérieur. C’est parti !! Je prends un départ très moyen et je me retrouve dans un groupe avec assez peu
d’espace. Beaucoup plus de monde à l’approche de la courbe. Le vent m’a littéralement gelé les mains et j’ai du
mal à tenir le cintre. Je me crispe. Je teste mes HS33 mais je n’ai aucun répondant. Je ne sens pas les leviers de
freins. Je suis bien obligé d’y toucher pourtant. Je pars illico en tête à queue, à moitié étonné de ce qui m’arrive.
Le pilote derrière moi ne peut m’éviter. Je me relève sans pépin et fais des gestes pour éviter une chute
collective. Je peux dire adieu au classement. Malheureusement, en revenant sur les vélos, l’autre coureur s’est
fait mal et reste au sol en hurlant. Je repars bon dernier et amer. J’espère que sa blessure n’est pas trop grave. La
peur de la chute que j’étais venu exorciser (ndlr : sa chute de l’année précédente) refait surface. Je suis incapable de changer de vitesse tant j’ai les
mains engourdis. Ca bouchonne, des chutes, des passages se font à pied ou au ralenti,... Il n’y a pas de rythme et
je vais juste me contenter de terminer sans risquer une mauvaise chute. Le plaisir n’est pas à la hauteur de celui
éprouvé pendant les qualifications ou lors de la 1ère manche. J’attends la 2eme partie plus roulante pour doubler.
A mi parcours, les mains se sont réchauffées et je commence à retrouver des sensations. Je fini la deuxième
manche, assez déçu en 33’27’’.

Je termine à la 50ième place au général sur 193 classés et près de 300 participants.

Au niveau de l’épreuve, c’est un événement et un type de course qui plait beaucoup et c’est justifié.
Malheureusement, les participants n’ont le droit aux navettes qu’une fois sur deux, et il faut se débrouiller avec
d’autres personnes. D’autant plus regrettable que le site de l’UCC ainsi que les plaquettes officielles ne le
précisent pas. Pas de ravitaillement le samedi après les qualifications. Un ravitaillement très maigrichon le
dimanche et le pire c’est la buvette payante à la remise des prix. Un balisage inexistant pour rejoindre le lieu de
la course. Pour 43 euros, un effort peut être fait de ce côté là. C’est mon avis et d’autres le partagent...


Quelques Liens

Les résultats


Reportage : Francky
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Auteur - Frank Plouvier




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