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  Le BugeyNet : Voyage au pays de la Pierre et du Ciment


(18/09/2012)

Vendredi 18. Premier jour et mon premier randoNet par Laurent

Premier jour de ce RandoNet en Bugey ! Premier jour de RandoNet tout court, en ce qui me concerne. Rameuté par le Sieur Jojo, le dernier dont j’aurais attendu une invitation à un week-end VTT, au passage. Rendez-vous en Terre Inconnue, donc. Je n’avais en venant aucune idée de ce que j’allais trouver. Je dois avouer avoir été jusqu’à m’imaginer une bande de mecs roulant avec un cubi dans le dos, parmi tant d’autres possibilités.

Il est 8h. Réveil périmé depuis une demi-heure, et on joue aux fonctionnaires (rien de personnel...) dans notre tente ; le premier qui se lève a perdu ! Il faut nous concéder une pluie battante en 2ème partie de nuitée, 10 degrés à l’extérieur du sac en comptant large, et une nuit perturbée par le concert de lits musicaux grinçant au moindre frémissement d’oreille. Et je n’ai pas mentionné les nuisances sonores les occupants des lits en question !

Et l’accalmie tant redoutée arrive. Allez, on s’extirpe, on est quand même venu faire du vélo...faudrait justifier l’heure complète passée à les entasser dans le van de Big Jim. On s’acquitte de la préparation du petit dèj’ et tout le monde sort plus ou moins bon gré de sa tente pour nous rejoindre. Petit à petit, l’assemblée s’est formée. On commence à discuter du programme du jour : blablabla 50kilomètres, blablabla 1300 D+. Je préfère me réfugier dans les tartines, qui sont tout sauf légères, à l’inverse de ma préparation...faudra bien ça pour arriver au bout !

15 tartines plus tard, arrive enfin l’heure du départ. Et tout ce petit monde se met en branle pour une escale à l’Auberge du Clos, afin de collecter les précieux paniers repas pour le ravito du midi. On chambre, on profite d’un petit café au passage, on se laisse persuader par Aldo, le patron du lieu, d’essayer les vertus de la Chartreuse pour l’ascension à venir. Et moins d’un kilomètre plus loin, on enquille 800m de D+ en moins de 10 km. En même temps, c’est pas comme si on nous prenait par surprise.

Le groupe s’étire dans la montée, chacun pose son rythme et on s’attend régulièrement. C’est la première bonne nouvelle de la journée, moi, qui me voyais rentrer à la tombée de la nuit, paumé dans les bois et les falaises, abandonné aux sangliers par le reste du groupe. Mais le soulagement est vite éclipsé par la longueur de la piste qui monte, qui, effectivement DEROULE. C’est bien le mot employé fort justement par Antoine notre GO.

On en voit enfin le bout, tout le monde se rejoint et il est question de s’aménager une pause bivouac dans pas longtemps. 2ème bonne nouvelle de la journée ! Reste à assurer quelques kilomètres de liaison vers le point de jonction avec l’autre groupe, celui des Gros Mollets.
"Ce qui reste, c’est globalement plat..." Mouais, le coup du "globalement", je connais. Le tracé devient nettement plus ludique, on commence à vadrouiller sur du single, des pistes en sous-bois, et les premières DESCENTES qui tiennent leurs promesses et qui m’ont aussi sauvé de la pendaison avec mes MAXXIS de DH en 2.5, au passage.

Et forcément dans les descentes, quand on se plante de direction, le retour sur le droit chemin se paye beaucoup plus cher...en témoigneront Carbone et Junior, qui dans un élan d’enthousiasme, se sont envoyé 200m de D - et 200m de D + en rab...ainsi que Big Jim qui s’est chargé de les récupérer. A moins que ce soit une des nombreuses déclinaisons du concept de "globalement plat" ??

Ceci aidant, l’heure tourne, et nous voilà bientôt à celle du casse-dalle. Faute de temps pas engageant (il fait toujours pas plus de 10 degrés), de calories disponibles, et aussi d’envie, disons-le ; les petits et gros mollets mangeront séparément aujourd’hui. On s’installe dans une clairière, à un croisement pour boulotter le panier salvateur concocté par Aldo. Ça mange en silence, ça grelotte un peu, mais le moral tient. En même temps, faut bien, il reste 2 jours...

L’après midi s’annonce moins frileuse, le gros temps se lève et va s’en prendre à quelqu’un d’autre. On redescend allègrement vers le villagde de Cleyzieu, en en prenant plein la vue au passage. On a survécu à la matinée, tout va bien... petite halte à la fontaine du village pour ravitailler en eau et les Gros Mollets nous rejoignent. On savoure ce qu’il reste de descente avant de remonter l’autre versant de la vallée pour pouvoir espérer rentrer un jour... ça commence à piquer.

Rencontre(s) avec un quad un brin chafouin, qui finira par s’adonner au saupoudrage de pavasses sur Koyote pour nous divertir lors de la remontée. L’envie de le féliciter avec des cailloux et des bâtons pointus se fait ressentir, mais on reste "zen". Et on fait bien, parce que les derniers mètres de D + sont un véritable casse cul, le poussage est de mise. On profite tous d’une cure de jouvence dans les bourbiers concoctés par les précédents jours de pluie, et arrive enfin l’heure de la descente finale.

Le tapis a quelque accrocs, c’est caillasseux, dallé par endroits, la mise à l’épreuve en fin de journée est un brin rude. Laurent en fera les frais, ainsi que sa roue avant, dévoilée à chaud grâce aux bons soins de Koyotte. Villebois se fait apercevoir au loin mais plus trop, il est pas loin de 19h... on a le choix (cornélien) entre une coupe salvatrice ou un dernier crochet par une petite cascade qui vaut, parait-il, le détour. Deux groupes se forment, la journée a été longue, mais elle n’est pas encore terminée.

Effectivement, le détour valait le coup, la cascade en question est un petit écrin moussu et verdoyant à souhait, retiré du monde. On s’y loverait bien, pour attendre dans l’eau fraîche les nymphettes, qui seules manquent pour compléter le tableau. Mais trêves de galéjades, on a faim. On avale en amuse-gueule ce qui reste de descente avant un sprint final vers le camp, où le reste du monde attend depuis un ptit bout de temps déjà.

Je suis rincé, j’ai le fondement enfoncé par ma selle moisie, mais cette première journée parfaite m’a remis les idées en place. Voilà donc ce qu’est un RandoNet !!!... et on recommence demain !!!

Compte rendu du dimanche 20 mai par Kroline

Dimanche matin, on se réveille avec quelques doutes sur la météo...finalement à l’ouverture des tentes c’est le grand beau temps !

Préparation autour d’un bon petit dej’... Koyote et Roue libre partagent les détails du parcours, on nous rappelle qu’il faut sortir les éclairages pour profiter de la surprise qui nous attend.

Après cela, c’est le décollage pour ceux qui restent et qui veulent encore faire tourner les jambes, nous sommes dix au départ guidé par Koyote. Pour ceux qui ne roulent pas, ce sera pêche avec Jo ou rangement du campement.

On part tranquillement le long du Rhône, et nous voilà dans une montée, ah tiens je croyais que ça ne grimpait qu’à la fin du parcours...et oui nous sommes montés un peu trop haut, pas beaucoup mais suffisamment pour que ça se chamaille la gloire d’avoir fait plus de dénivelé :-)

On revient un peu sur nos pas pour rejoindre le tracé qui nous mène sur un petit single qui redescend le long du Rhône. Arrivés sur les berges, on tombe nez à nez avec un véhicule amphibie, petite pause... Carbone prend des photos. Une partie de la troupe avance jusqu’au prochain croisement, il semblerait qu’ils aient vu des maîtres nageuses :-) Mumu s’arrête pour faire coucou à Jean Minh, son homme qui roule à la cool avec ses petites filles sur l’autre rive. On se retrouve en longeant le fleuve pour quitter les berges sur de bonnes odeurs de stations d’épuration...

Le circuit se poursuit en traversant villages et plaines, Koyote rallonge le parcours de quelques mètres en faisant le tour d’un rond-point imaginaire et nous partons à l’assaut de la surprise.

Nous arrivons de fait devant l’entrée d’ un sous terrain, en fait un antique aqueduc romain, creusé dans la roche et traversant le relief. Les P7 et les frontales s’illuminent, on s’organise pour que chacun soit éclairé...certains sont confiants, d’autres pensent "j’y vais mais j’ai peur"... C’est parti pour la traversée du sous-terrain pierreux et humide, avec parfois 20 cm d’eau à certains endroits. Heureusement on peut profiter des parois pour s’appuyer et ne pas mettre les pieds dans l’eau ! Quelques cris s’échappent quand même... au final tout le monde est sorti indemne !

On repart mais après quelques dizaines de mètres, nous faisons face à une petite riviére qu’il faut traverser. A ce moment Big Jim - ou l’homme Labrador - ne réfléchit pas, un coup de pédale, deux coups de pédale...il s’élance pour traverser le ruisseau à pleine vitesse, baignade réussie, il arrive de l’autre côté sans poser le pied à terre, l’eau n’est montée que jusqu’à la tête ! Koyote s’élance à son tour sur sa monture mais plus calmement, les pieds restent sur les pédales également, mais les projections d’eau sont moins spectaculaires, il se réserve pour éclabousser ceux qui ne sont pas encore passés... De l’autre côté du bord, ça réfléchit, la plupart y vont pieds nus, chaussures et vélo dans les bras, Koyote se charge de les arroser au passage. Il ne reste plus que moi, c’est parti je m’élance doucement un peu trop peut-être, la première grosse pierre est pour moi, le pied est posé. Je ne vais pas rester sur un échec, je retraverse, je recommence plus à gauche, cette fois-ci c’est la pierre de gauche...entre temps l’homme Labrador recommence à toute vitesse sous les caméras ! Bon j’ y re-retourne avec en tête l’idée d’y aller plus vite et plus au milieu, arrivée devant, je me sens obligée d’appuyer sur le frein et me voilà à nouveau les pieds dans l’eau. J’allais arrêter mais on me charrie un peu de l’autre côté alors c’est re-re-reparti et là ça passe les pieds sur les pédales ! Évidemment, ça ne s’arrête pas là, le président qui était passé à pieds se fait charrier à son tour, et sous la pression il refait la traversée sur son titane cette fois-ci, et c’est une belle traversée réussie.

Après avoir bien joué avec l’eau, on traverse quelques petits villages dont un où je me serais bien arrêté chez le chocolatier ! Nous ne sommes plus qu’à quelques kilomètres de chez Aldo. Une partie du groupe décide de finir le long de la route, pour les autres nous partons sur un sentier qui sera notre dernière ascension, finalement pas si difficile que ça mais qui par contre nous accorde une belle dernière descente. C’est parti Koyote, Hugo et Romain foncent en trombe, à l’arrivée c’est la chambre à air d’Hugo qui n’a pas tenu le choc ! On avance un peu pour se mettre de côté le temps de la réparation, Koyote en profite pour nous expliquer le montage/remontage d’un pneu sans démonte-pneu (j’ai bien retenu la leçon enfin je crois on verra en pratique) !

C’est reparti pour les derniers kilomètres, un VTTiste pressé nous double Romain, Hugo et moi en train de faire la causette, ni une ni deux on prévient Koyote au Talkie et c’est la course jusqu’à que leurs chemins se séparent, le monsieur n’a pas trop apprécié apparemment...

Bon ce n’est pas le tout mais on est sur le point d’arriver et nos boissons ne sont pas prêtes, on tente de passer commande à l’aide des talkies, mais malheureusement tous les Talkies sont avec nous... A notre arrivée, tout le monde est déjà chez Aldo, on passe commande illico-presto pour s’asseoir en terrasse avec les autres !

Encore une belle sortie, le temps était avec nous et on arrive juste à temps parce que les gouttes commencent à tomber.

Chez Aldo, comme d’habitude, nous avons renforcé notre couche de maigre : taboulé, tartes salées, quiche lorraine, rôti de porc, charcuteries corses, camembert et un incroyable moelleux au chocolat "je n’en ai mangé qu’un ! bon d’accord un peu plus", un petit café et une petite chartreuse pour faire passer le retour en vélo jusqu’au camping sous la pluie !

Résultats de la journée, presque 30 km avec peu de dénivelé pour reposer nos petites jambes, de bonnes anecdotes dans le sous terrain et le ruisseau, encore un bon repas à l’Auberge du Clos, par contre les pêcheurs du bar n’ont rien ramené même pas de vieille :-)

Merci tout plein à : Philou, Erval, Erbi, Panoche pour leur aide lors des recos. Super casque bas à Aldo et toute l’équipe de l’Auberge du Clos, qui nous ont chouchouté durant ces 3 jours ; c’était beau à voir et bon à manger et on parle pas du boire ! Si vous allez rouler là-bas faites y une halte, vous y serait bien accueilli, le gars Aldo est aussi un vététiste.

- Plus :

L’auberge du Clos à Villebois.

L’espace Eaux Vives, lieux de notre hébergement.

- Voir les parcours et télécharger les traces GPS :

Journée du vendredi

Journée du samedi

Journée du Dimanche



Auteur - Rédaction VttNet




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