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   La descente, pourquoi pas vous ?


(11/08/2003)

<REP|SITE/2003/descente>

La descente, pourquoi pas vous ?

Cette année c’est décidé, vos vacances seront placées sous le signe du VTT. Seulement voilà vous
aimeriez varier un peu les plaisirs de vos traditionnelles randos dominicales. Alors pour se faire
plaisir à coup sûr, pourquoi ne pas venir vous essayer à la descente’ Moyennant un minimum de
bagages technique et quelques menus aménagements sur votre vélo, les pistes de descentes vont vous
faire engranger de souvenirs pour au moins une année.

S’élancer sur une PPD (Piste Permanente de Descente) demande un minimum de préparation et
d’informations. Voici de quoi répondre à pas mal de questions qui vous viendront à l’esprit au
moment de se lancer dans cette discipline peut-être nouvelle pour vous.

« Je n’ai pas le niveau pour faire de la descente ! »

Rassurez-vous, les PPD grands publiques ne sont pas celles des champions. Elles ont été tracées
pour offrir un maximum de plaisir à tous les pratiquants, quelque soit leur niveau. Tout vététiste
avec un bagage technique moyen peut s’y élancer sans crainte, même s’il n’y explosera pas les
chronos. Au pire des échappatoires sont en général proposées dans les parties les plus difficiles.

« Mon vélo n’est pas fait pour ce genre de pratique. » Bien qu’il soit souvent possible de
louer sur place des VTT de descentes (comptez à partir de 40Eur/jour), n’importe quel VTT sérieux
(évitez tout de même les vélos de supermarché) peut s’élancer sur une piste de descente. Pour peu
que vous ne soyez pas un champion de la

spécialité, vous ne maltraiterez pas plus votre matériel que durant une descente cassante d’une
rando classique. Cependant il est possible de faire quelques aménagements simples sur votre machine
pour la rendre plus agréable à conduire sur une PPD. Le premier concerne les pneus qui offrent le
meilleur ratio investissement/résultat. Une paire de bons gros pneus accrocheurs de section 2.3 ou
supérieure changera radicalement le comportement de votre vélo en descente. Vérifier tout de même
que votre cadre/fourche accepte ce genre de monte. Au rayon des transformations, une potence courte
et un cintre relevé permettent d’avoir une position beaucoup plus agréable et efficace en descente.
Enfin si la géométrie de votre vélo ne permet pas de baisser la selle, vous pouvez raccourcir une
vieille tige de selle qui viendra prendre la place de celle que vous utilisez habituellement.

« Je n’ai pas de protections » Pour peu que vous rouliez « en
dedans » il n’y a pas plus de danger à dévaler une PPD qu’un chemin de randonnée. Cependant vous
aurez sans doute à c’ur de vous protéger un peu plus que d’habitude, histoire de vous « lâchez »
sans arrières pensées. La combinaison et le casque intégral sont sans doute ce qui se fait de
mieux, mais leur prix ne se justifie pas pour une utilisation occasionnelle. Allez plutôt chiner du
coté des rayons roller de certaines grandes surfaces, vous y trouverez des protections pour les
coudes et genoux à moindre prix. Les protèges-tibia de foot coûtent une misère et peuvent s’avérer
utiles en cas de retour de pédale. Dans les magasins de motos, vous trouverez des protections, des
casques et des gants de MX qui sont presque identiques à celle de VTT mais à moindre coût. Enfin
le casque intégral, bien que conseillé n’est pas indispensable. Cependant vous en trouverez à des
tarifs intéressants au rayon BMX de grandes surfaces spécialisées dans le sport.

« Comment ça marche une PPD ’ » Les PPD sont, à l’instar des pistes
de ski, balisées, sécurisées et ouvertes à tous. En général elles sont interdites aux piétons et
vous ne risquez pas d’y croiser des promeneurs en balade. Soyez tout de même prudents, vous y
roulez sous votre propre responsabilité. Comme à ski, c’est le biker en aval (le moins rapide) qui
est prioritaire. Si un « avion » vous arrive dessus, inutile donc de se jeter à terre pour le
laisser passer. Mais ici comme ailleurs, c’est surtout la courtoisie et le respect qui doivent vous
dicter votre comportement vis à vis des autres usagers. Pour rejoindre le sommet d’une PPD on
emprunte généralement des remontées mécaniques sur lesquelles on peut fixer le vélo. Ces remontées
sont payantes, souvent à la journée ou demi-journée, mais parfois à l’unité. Renseignez-vous auprès
des caisses.

De nombreuses municipalités proposent des aménagements, parfois importants mais souvent modestes,
pour les vététistes à la recherche de sensations fortes. Alors si vous n’avez jamais goûté à la
descente, avant de dire « ça n’est pas pour moi », venez tenter votre chance sur l’une des
nombreuses pistes qui parsèment le territoire. Vous viendrez alors grossir les rangs des nombreux
convertis pour qui VTT rime désormais avec PPD. Et si vraiment ça n’est pas votre tasse de thé,
profiter de votre forfait pour aller randonner en montagne. Vous y découvrirez que ça n’est pas par
hasard que les premiers VTT s’appelait Vélos de Montagne.

Quelques Liens

- Une journée de découverte de la DH aux Gets en images
- La page de présentation de la DHnet 2003,
pleine de conseils pour bien débuter en descente


Article : Tom Photos : Roue Libre Réagir à cet article redaction@vtt.org



Auteur - RouelibrE - Thomas Valzer




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