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  Qbikes 6th element C2H4


(19/11/2003)

<REP|SITE/2003/6thelement>

Test Qbikes 6th element C2H4

C’est à l’occasion de sa dernière sortie club de l’année, qui se déroulait dans les Fagnes belges, que Vttnet a pu tester le modèle cross-country haut de gamme de chez Qbikes, à savoir le 6th element C2H4.
Les parcours proposés durant ce week-end ayant un caractère plutôt x-country, le 6th element était donc bien dans le sien...d’élément !


Présentation Qbikes

Qbikes est une jeune marque française et nordiste créée en 2001. Elle est aussi une division à part entière de Quantum International, société située près de Valenciennes et en activité depuis mars 1995.
Cette dernière, bien que plus connue pour ses vélos destinés à la grande distribution, a lancé le pari un peu fou (compte tenu du marché actuel du cycle) de créer de toutes pièces une marque différente et haut de gamme. A voir la gamme 2003 et plus encore celle de 2004, ce pari semble réussi.

Premier coup d’oeil

La première chose qui marque lorsque l’on voit pour la première fois le 6th element, c’est la couleur plutôt originale du cadre : un gris "militaire" qui divise quelque peu les avis.
La déco est plutôt sobre, seuls sont présent sur le cadre, le sigle de la marque et le nom du modèle.


La présence du carbone se fait également remarquer. On le trouve non seulement dans les superbes manivelles FSA, le cintre, les leviers de frein Magura Marta SL, mais également au niveau des haubans, donnant à l’ensemble un look résolument high-tech et laissant présager un poids défiant toute concurrence. En effet, le premier réflexe que déclenche le C2H4 chez la plupart des personnes, est de le prendre et de le sous-peser. Et là tout le monde est d’accord, c’est du léger, du très léger : on dépasse de quelques grammes la barre des 10 kgs (équipé de pédales moyen de gamme), le poids constructeur étant annoncé à 9,7 kgs. Pour atteindre cet objectif, les composants les plus légers ont été sélectionnés (fourche SID team W/RC, moyeux American classic...) sans pour autant négliger la fiabilité de l’ensemble. D’ailleurs, malgré des terrains assez cassants, aucun problème mécanique n’est venu perturber le bon déroulement de ce test.


En selle

Dès que l’on enfourche le 6th element, on entre directement dans le vif du sujet. La position "tête dans le guidon", nous rappelle immédiatement que ce vélo n’a pas été conçu pour musarder le nez au vent, mais bien pour exploser les chronos. Il faut noter que cette position très en avant peut générer, sur de longues distances, une certaine gêne au niveau du cou. Les amateurs de raids longue distance modifieront donc quelque peu le poste de pilotage, une potence un peu plus relevée ou plus courte, devrait éliminer ce petit inconvénient sans trop de problème.


On peut également remarquer la présence sur le cintre d’une manette, le Lock-on de RockShox, permettant de bloquer la fourche. En l’utilisant, la sensation de se trouver aux commandes d’un vélo de route est bien réelle.

Mais c’est lorsque l’on appuie sur les pédales que la magie opère : chaque coup de pédale vous propulse avec un tel rendement, que vous avez l’agréable sensation d’avoir continuellement le vent dans le dos. Ce sentiment de puissance et de facilité pousse le biker à relancer sans cesse, et l’invite à dépasser ses limites. A ce rythme, un minimum de condition physique est donc requis pour éviter les surprises. Ce rendement exceptionnel est du en grande partie aux haubans en carbone à la forme très travaillée et à la légéreté de l’ensemble et surtout du train roulant. En contre-partie, le confort qu’aurait pu apporter l’utilisation des haubans en carbone n’est pas au rendez-vous : les passages cassants se prendront donc en souplesse, les jambes du biker jouant le rôle d’amortisseur. Heureusement, la fourche SID joue très bien son rôle et le vélo reste parfaitement contrôlable, même dans les descentes les plus tumultueuses. La selle Fi’zi:k nisene, quant à elle, procure un gain de confort notable : malgré le fait que l’on soit bien secoué aux commandes du C2H4, même après plusieurs heures de selle, aucune douleur n’était à signaler au niveau des parties "sensibles" du pilote.


De plus, grâce à une géométrie bien étudiée et à son poids plume, le 6th element est très maniable et l’on prend un réel plaisir dans les portions où la finesse du pilotage prime.
Pour calmer les ardeurs de ce pur-sang, les freins Magura Marta SL ont été retenus.
Ces derniers sont très efficaces, mais demandent un petit temps d’adaptation.


Conclusion

Avec son rendement et sa légèreté extraordinaires, le C2H4 est résolument l’arme idéale pour les compétiteurs briguant les podiums d’épreuves de x-country. Les amateurs de longues distances, possédant une condition physique bien affutée, pourront également prendre du plaisir aux commandes du 6th element, mais le manque de confort risque peut-être de les handicaper quelque peu sur des terrains plus cassant.
Bref, un vélo destiné aux inconditionnels de beau matos et de performances.


L’avis des testeurs

Thomas

Je n’ai pas roulé énormément avec le C2H4 (+/- 10kms), mais voici quand même mes impressions.


Statique : Magnifique vélo équipé avec ce qui se fait de mieux en XC. Le
poids est surprenant. J’ai quand même trouvé la couleur grise un peu
tristounette, elle ne donne pas l’impression d’un vélo d’exception.


Sur le terrain : C’est une bête de rendement, la légèreté et la rigidité
te propulse en avant à chaque coup de pédale. La géométrie est
malheureusement beaucoup trop nez-dans-le-guidon et l’arrière s’en
trouve trop délesté. Les haubans en carbone qui sont sensés apporter du
confort sont trop raide et l’arrière rebondit sur chaque obstacle,
rendant pénible le pilotage en descente. Le confort de l’arrière est
inexistant. Du coup j’ai eu tendance à piloter "sur l’avant" et la SID
s’est retrouvée rapidement dépassée.


Ma conclusion : Un excellent vélo pour le XC très roulant mais on peut regretter le manque de confort.


Stéphane

J’ai eu l’occasion de tester le C2H4 sur deux randos longues distances aux profils assez roulants mais avec une condition physique inégale.
Comme il est assez difficile de rouler tranquille avec ce vélo (la "faute" à cette sensation de légèreté omniprésente), je me suis régalé sur la première à relancer sans cesse ; par contre sur la deuxième j’ai souffert. Ce vtt demande donc d’être en forme pour l’apprécier pleinement.
La position sur le vélo n’est pas trop extrême et ce dernier est parfaitement équilibré, les composants représentent ce qui se fait de mieux.
Seul reproche à lui faire : la rigidité trop importante, malgré l’utilisation du carbone, du triangle arrière, ça "raquette" sévère lorsque le terrain est cassant.
Malgré tout, la fonction première de ce vélo étant plus à chercher du côté compétition XC que randonnée ou raid au long cours, cette rigidité n’a pas le temps de devenir un inconvénient.


Les points forts

Rendement
Poids
Equipement

Les points faibles
La trop grande rigidité du triangle arrière
Le manque de confort

Fiche technique

Cadre : Q bikes exclusif - Alu 6063 Alpha tubing TB/carbon
Fourche : Rock shox SID Team W/RC
Potence : FSA XC 120
Cintre : Aluminium/carbon
Selle : Fi’zi:k nisene
Tige de selle : Aluminium 2014 forgée
Pédalier : FSA carbone
Dérailleurs : Shimano XT/ Sram X.0
Freins : Magura Marta SL
Roues : American classic/Mavic X 3.1 tubeless
Pneux : Michelin Comp S Light tubeless

Prix : 3700 euros


Quelques Liens

- Site Qbikes

Texte : Fabrice Legrand - fabrice.legrand@groupes.be
Photos : Stéphane WASSON - stephw@vtt.org
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Auteur - Fabrice LEGRAND - Steph’




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