Accueil > Magazine > Compte-rendus

  la XVeme Transvolcanique


(23/09/2004)

<REP|SITE/2004/transvol>


la XVeme Transvolcanique


Les 18 et 19 septembre avait lieu en Auvergne la Xveme édition de la Transvolacanique, un trip VTT sur 2 jours au coeur du pays des volcans. Vincent Bourganel y était et nous rapporte son témoignage de l’intérieur.

La Transvolcanique, c’est une rando VTT de 160 km en 2 jours qui a toujours lieu mi-septembre. Le
1er jour, 80 km nous attendent entre Blanzat (banlieue de Clermont-Ferrand) et le Mont-Dore (au pied
du Puy de Sancy). Pendant cette étape, on avalera pas moins de 1600m de D+ sur un parcours au
profil montant. Le 2ème jour, on retourne à Blanzat par d’autres chemins et c’est à nouveau 80 km qui
sont au programme avec cette fois " seulement " 1350m de D+, mais surtout un profil descendant
pour récompenser des efforts fournis pendant ces 2 jours.

A 9h00 ce ne sont pas moins de 1 250 vététistes qui s’élancent sous un soleil radieux. Cette année
les organisateurs ont enregistré 2 500 inscriptions, mais le nombre des participants est volontairement
limité, afin de garder un événement à taille humaine et gérable par les quelques 150 bénévoles qui
nous accompagnent pendant ces 2 jours.

Pendant la 1ère partie de la journée, on monte tranquillement au pied du Puy de Dôme sur bons
chemins blancs. Quelques bonnes grimpettes permettent de creuser les écarts : il y a ceux qui
montent, ceux qui ne montent pas, ceux qui voudraient bien monter mais comme il y a trop de monde
ils ne peuvent pas et puis il y a ceux qui préfèrent gérer l’effort sur les 2 jours.

Une fois sur le plateau du Parc Naturel des Volcans d’Auvergne, une superbe zone XC nous attend :
racines, cailloux de laves, rochers alternent sur des descentes piégeuses et des montées bien raides.
La fin de matinée est plus calme et nous laisse arriver à la pause déjeuner sans difficultés majeures.

Avec nos 50 bornes dans les jambes, c’est pas évident pour repartir : les muscles se sont refroidis et
la selle semble bien dure...Et c’est là que le calvaire commence : une longue ascension va nous
emmener à 1 400m. On débute, mine de rien, par un long faux-plat montant qui fait bien mal aux
jambes et ça se termine par une grosse montée sur un sentier de chèvre dans les alpages du massif
du Sancy et se paye " cash " si on a le malheur d’avoir voulu tirer un trop gros braquet sur le faux-
plat.

Heureusement, un single est là pour nous faire oublier la fatigue, et cette belle descente nous permet
de rejoindre le Mont-Dore et de terminer cette journée comme il se doit : autour d’une bonne bière
bien méritée !

Le soir de la 1ère journée, nos valises nous attendent dans un hôtel réservé pour l’occasion, et après
un repas bien costaud, une bonne nuit de sommeil est la bienvenue.

Le 2ème jour, patatras ! pluie et brouillard sont au RDV : le moral dans les chaussettes quand je me dis
qu’il va falloir faire 80 km dans la boue. Finalement, on se lance quand même, et tout de suite, on
attaque la grosse difficulté de la journée : la Banne d’Ordanche. Cette montée, c’est le Mont Ventoux
local, et elle fait de gros dégâts dans les jambes des Vététistes à peine réveillées et encore endolories
de la veille.

Mais finalement, une fois en haut à 1 400m, dans le brouillard, on s’aperçoit que nos galères sont
"presque" terminée. Une longue descente pas trop technique nous emmène sous les nuages et
vers un temps nuageux mais sans pluie, propice à faire du VTT.
Et jusqu’à midi, on se lance dans une succession de bons chemins qui permettent de se tirer la
bourre, si bien qu’à la pause déjeuner, après nos 15 km de la " montée de la mort ", on arrive à 45
km avec une moyenne de 16 km/h : du jamais vu sur mon compteur !

Après le repas, le vélo refuse d’avancer, les jambes de bois refusent le plier et il faut presque 5 km
avant de se remettre dans le bain. Mais heureusement, une fois arrivés au pied du Puy de Dôme, on
enchaîne de longs chemins plats où on recommence à se courser les uns les autres, pour finir par un
Single " des familles " où la fatigue accumulée des 2 jours aidant, j’ai failli, plusieurs fois finir dans le
ravin ou autour d’un gros arbre plein de branches...Je suis sur que les Vététistes du coin ont
surnommé cette descente "l’essoreuse" tellement ça secoue le bonhomme et la machine...

On arrive enfin, tous plus fourbus et croteux les uns que les autres, mais surtout fier et heureux d’avoir
bouclé cette XVème édition de la Transvolcanique.



Quelques Liens

<- Le site officiel de la Transvolcanique >


Reportage, texte & photos : Vincent Bourganel
_







Nous contacter - Infos légales - rss - Copyright VTTnet 1997/2013