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  Tige de selle articulée Hurrycat Gcontrol


(/08/2001)

<REP|SITE/2001/gcontrol>

Statique

Une tige de selle à position variable permettant de choisir entre position standard, montée (vers l’avant et le haut) et descente (vers l’arrière et le bas). Je dois dire, que cela faisait déjà quelques temps que je m’intéressais à ce genre de systèmes (tels que la Powerpost (parallélogramme) ou RamiSeat (rail horizontal)), et j’étais donc particulièrement curieux de voir ce que cela pouvait donner sur le terrain. En effet, pour peu que l’on dispose d’un terrain montagneux et que l’on ait donc une pratique amenant à changer assez fréquemment la hauteur de selle, on comprend vite l’intérêt que cela peut avoir. Cela dit, est-ce que sur le terrain ça amène effectivement un plus, ou est-ce un luxe inutile ?

Tout d’abord, à quoi ressemble le système ? La tige de selle en elle-même est un paraléllogramme déformable, au sein duquel est logé le mécanisme de butée sur ressort actionné par cable. Le tout est protégé par un Lizard Skin, alors que sur le cintre vient se fixer une poignée assez discrète. Pour la tige, meme si ce n’est pas encombrant outre-mesure, il faudra tout de même disposer d’assez de sortie de tube. Dommage pour ceux qui ont un cadre trop grand.

Dynamique

Pour bouger la selle, il suffit d’actionner et de relacher la manette, soit en s’asseyant sur l’arriere, soit en allégeant les fesses vers l’avant. Au bout d’une sortie, le principe est acquis et ça devient naturel.

La position montée devient rapidement ’indispensable’ et on s’y retrouve vite très souvent dès que la pente s’accentue. Elle procure un veritable confort de pédalage : le bonhomme est un peu surélevé vers l’avant, ce qui permet de pédaler bien rond au lieu d’appuyer comme un forcené avec les quadriceps. On réalise ainsi tout son potentiel dans les longues montées sur piste ou chemin. Toutefois, elle n’est pas bonne à tout faire et, même si l’on s’y sent si bien, il faut quand même revenir en position normale lorsque les racines imposent un pilotage plus technique, pas toujours compatible avec la position plus haut perché.

La position descente, quant à elle, permet, en abaissant et en reculant la selle, de passer sans problème derrière celle-ci et d’adopter une position favorable au denivelé négatif. Elle est encore plus facile à trouver que la position montée ou standard, puisqu’il suffit de laisser jouer la masse fessière. Sur les terrains du Limousin, cette position s’est trouvée d’un interet limité puisqu’elle n’a pu s’exprimer que lors des quelques murs : c’est toutefois bien pratique de pouvoir sans se poser de question passer derrière, sans avoir à choisir entre s’arrêter couillonnement pour baisser la selle pour quelques mètres ou se retrouver en position pas toujours très confortable avec le ventre sur la selle. Il fallait une bonne vieille descente Vosgienne pour la faire parler. Là, on dispose d’une selle vraiment adaptée : on n’est pas dans une position vraiment basse où l’on se retrouve en canard lorsqu’il s’agit de pédaler. Ainsi, au lieu de passer les portions ’de transition’ entre les épingles en suspension sur les cuisses, on peut rester assis, prêt à se relever quand la pente s’accentue.

Conclusion

Alors, certes, c’est de toute facon plus lourd qu’une tige de selle classique, mais c’est bien utile. Les weight-weenies à la poursuite du moindre gramme, préfèreront sans doute le modele XC (sans position descente), plus léger. Pour tous les autres, tous ceux qui font du velo de montagne et qui ne font pas une sortie sans baisser leur selle, c’est à mettre dans la même catégorie que les chambres vertes ou les alligators : un accessoire (certes plus coûteux) qui simplifie la vie et permet de se faire toujours plus plaisir !

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site Hurrycat sur http://www.hurrycat.com



Auteur - PAB - Thomas Lissajoux




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