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  DABOMB XLR8R


(/10/2001)

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Depuis plusieurs mois VTTnet profite des randonnées qu’il organise (Rando-net), pour tester des vtt et ainsi vous apporter un avis de terrain par des pratiquants passionnés mais non professionnels.

Lors de " l’Herault-net " organisé en octobre 2001, nous avons voulu, une fois n’est pas coutume, tester un vélo un rien plus ’radical’ que ce que nous avons l’habitude d’enfourcher.

Nous avons eu l’opportunité d’essayer le Da Bomb XLR8R, proposé en France par Loisirs VTT (www.loisirs-vtt.fr) , un magasin dynamique de la région lyonnaise. La marque de Rory Mc Mullan, un américain qui vit à Taïwan, fabrique des cadres et des composants qui visent la qualité et la solidité.

Notre objectif en emmenant avec nous le XLR8R était double ; Tester le comportement de ce VTT dans ce qui est son terrain de prédilection, la bosse et le virage relevé, et répondre à la question " est-il une bonne entrée en matière pour accéder au dual ". Mais nous sommes aussi persuadés qu’il existe un autre type de vtt, une sorte de 2eme vélo, apte à venir " jouer " avec vous sur les bosses, et en dehors des sentiers battus, entre Free-ride et Dirt, le genre de ’spad’ que l’on monte au sommet d’une montagne, juste pour la grosse descente en lacets qui y démarre.

Bref, le XLR8R est-t-il le " clumker " de l’an 2000, doublé d’un bon dualiste ?

A la 2eme partie de la question nous n’avons pas obtenu de réponse. Initialement prévu le 1er jour de notre périple, notre programme a été perturbé de telle façon que cette partie du test fut annulée.

Par contre nos testeurs ont emmené le vélo au sommet du plateau du Larzac pour en tirer la " substantifique moelle ". Ils ne vous cachent rien dans les lignes qui suivent.

Nos testeurs :

Franck Plouvier dit "Francky", membre de VTTnet, ce pilote a un style généreux que sa région, la Savoie, lui permet de mettre en avant. Radical, il ne dédaigne pas la compétition, et parlez-lui de la Mégavalanche ou de la Barone Freeride Cup et vous verrez son regard bleu s’éclairer. Il était tout indiqué pour enfourcher la bête.

En temps normal, notre testeur torture un Cannondale M900+manitou Mars (X-Country) et un GT STS 1000DS pour des sorties plus " free-ride ", une Suzuki " Bandit " complète la panoplie.

Philippe Baumel, dit "phil", est un vététiste de la 1ere heure. Très impliqué dans le monde du vtt, tant au travers de son rôle d’entraîneur vtt qu’en tant que secrétaire général de vttnet, dont il est un des fondateurs. Phil est un remarquable crosseur chez qui " faux plat " peut signifier " grosse montée". Il était aussi notre guide lors de cette sortie, et il a su proposer des parcours coriaces à mettre sous les crampons de nos machines en test. Notre deuxième testeur " atomise " habituellement aux commandes d’un Specialized FSR.

Le look

Francky : Au premier coup d’ ?il, on est tout de suite séduit par sa couleur et sa déco. Le cadre en impose par la section des tubes et la taille des soudures. La finition est correcte et la peinture à l’air assez résistante. J’ai rarement vu un VTT faire autant l’unanimité au niveau de son look. On peut dire qu’avec sa fourche, son axe de 20mm et ses freins à disque, il a de la gueule !

Phil : Impossible de passer inaperçu avec le Da BomB. J’ai adoré cette robe orange au look panthère. La peinture semble résistante. Tout sur ce vélo respire la solidité. Le cadre est imposant, les soudures très propres. Bref c’est du costaud et cela se voit.

Prise en main

Francky : On s’en doute un peu, un cadre aussi costaud d’apparence ne peut pas être léger. Les roues font aussi leur poids et l’ensemble n’inspire pas à de longues randos. La position est très en arrière. C’est un autre monde par rapport à mon M900. Je tente de compenser ce changement en remontant la selle au maximum et on arrive à obtenir une position assez satisfaisante. Le cintre très large lié a une potence courte laisse présager une très bonne maniabilité.

Bref, après quelques tours de roues, on a envie d’aller plus loin et de voir ce qu’il a dans le ventre, même si avec son mono-plateau de 42 c’est lui qui demande d’abord à voir ce qu’on a dans les guiboles. C’était le prix à payer pour le tester !

Phil : Déroutante pour un crosseur comme moi. On pédale assis comme dans un fauteuil. La prise en main du guidon est très agréable, et on a tout de suite envie "d’envoyer". Le cintre est large, les commandes tombent naturellement sous les doigts, le freinage est souple et précis. "

En pratique

Francky : La position sur le vélo est très ramassée. On pédale d’une façon plutôt verticale, d’où une puissance assez limitée dans cette position et je me demande si je ne vais pas avoir quelques douleurs au fessier en fin de journée. Les premières grimpettes arrivent et je suis obligé de passer rapidement en danseuse pour garder un rythme. La position n’est pas désagréable car on est pratiquement debout et pour un peu j’ai l’impression de courir. Un premier petit rocher s’offre à nous. Selle haute, je suis étonné de voir avec quelle facilité on passe sur l’arrière du vélo. Selle basse, les passages trialisants doivent être un régal. Je regretterai le vélo le lendemain au début de la descente du pic Baudille.

Arrive une longue descente rapide. A l’accélération, l’arrière chasse pas mal mais le vélo envoie bien toute la puissance. Il est très nerveux. La vitesse augmente et l’ensemble fait preuve d’une très grande stabilité et la direction d’une bonne précision.

Question freinage, une purge du circuit hydrolique aurait fait le plus grand bien. Les freins ont quand même réussi à se faire oublier. Très progressifs, manquant un peu de mordant, il fallait aller chercher la puissance assez loin. Mais on sait pourquoi...

Le freinage un doigt devient vite un automatisme et on ne ressent aucune fatigue dans les longues descentes. Le parcours n’offrait pas non plus de pente assez raide pour tester leurs limites.

Petit reproche au niveau des poignées. Très belles et solides avec leur rebord métallique et vis de blocage, la gomme est trop ferme et me vaudra de belles soufflettes malgré le port des gants. La selle s’avéra très confortable. Seule interrogation sur les multiples petits trous qui doivent s’encrasser de boue à la moindre occasion.

Phil : Il faut dire que j’ai surtout roulé en montée et sur du "plat vallonné". L’objectif était de voir si on pouvait transformer ce vélo plutôt exclusif en VTT de Free-Ride polyvalent. La réponse est non. Autant le Da Bomb est un régal dès que la pente s’incline dans le sens négatif, autant c’est un camion à emmener dès que ça monte. C’est un vélo qui reste lourd et c’est le gage de sa fiabilité et de sa solidité pour ceux qui sauteront et l’amèneront à des vitesses inavouables. En montée, ce poids est un handicap très sérieux, mais c’est surtout la position qui n’invite pas à rouler le nez dans le guidon. Il faut relancer sans cesse et je me surprend les trois-quarts du temps en danseuse. En revanche, les descentes sont un vrai régal. La maniabilité est vraiment exceptionnelle. Il suffit de tirer un peu sur le cintre pour sentir le vélo se dresser et avaler bosses et trous. Dans les grandes courbes, je me surprend à accélérer et les trajectoires s’enchaînent à merveille. Le DaBomb reste stable tout en offrant une grande maîtrise dans le pilotage.

L’avis général des testeurs

Francky : Ce vélo est vraiment joueur et particulièrement à l’aise dans les passages techniques. Les terrains peu cassants mais très techniques et très ludiques : toboggans, épingles, successions de petites montées-descentes, sont vraiment son terrain de prédilection. C’est un VTT coup-de-c ?ur qui certes, ne vous emmènera pas dans des randonnées sportives au long cours, mais qui saura vous séduire si vous disposez de remontées mécaniques près de chez vous, ou encore d’un taxi pour vous emmener en haut de vos spots favoris.

Phil : En bref, c’est un vélo pour s’amuser et prendre du plaisir à piloter sur des terrains techniques mais rapides, et exclusivement en descente.

Conclusion

Ludique à souhait, un look d’enfer, que la déco " tigger " accentue encore, le XLR8R semble donc être la " toy’s machine " que l’on voudrait avoir un jour à coté de son VTT " officiel ". Ce vtt nous a réellement séduit, et il doit être probablement une bonne entrée en matière pour faire ses armes sur une piste de dual ou un champ de bosses, ou encore écumer les chemins et pistes de montagne.

Accessible et tolérant au pilotage, il mérite toutefois d’être équipé différemment que notre modèle d’essai, surtout au niveau de la transmission pour un usage moins exclusif que le dual. Cela tombe bien : son importateur, Loisirs VTT ne propose à ce jour que des cadres nus, à des prix qui nous sont apparus tout à fait raisonnables et qui en font un 2eme vélo pas trop cher et costaud. Prochainement Loisirs VTT proposera des " kits " cadre, et bien sur ils peuvent sur demande vous proposer un équipement complet.

Où le trouver ?

Chez son importateur Loisirs VTT à Pollionnay à coté de Lyon
(www.loisirs-vtt.fr)
Téléphone : 04 78 48 15 45
Fax : 14 78 48 14 44
Email : info@loisirs-vtt.fr

Fiche Technique

Cadre XLR8R Alu 7005 - 1.89 Kg
Fourche Marzocchi Z1 QR20
Roues Mavic D321 Disc
Pneus Michelin Transalp 2.0
Dérailleur AR Shimano LX
Pédalier Truvativ
Pédales Planet X
Anti-déraillement Chain Dog
Jeu de direction Fsa
Cintre et potence Da Bomb
Freins Disques Grimeca
Selle Giro Nisene
Tige de selle Da Bomb
Couleurs Blanc, noir, "tigger"
Prix cadre nu 380.97 Euros



Auteur - RouelibrE




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