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  Le troisième Défi Dole du team WARN


(/00/1999)

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Samedi 11 Septembre 1999

Rendez-vous habituel la veille de l’épreuve à Salbris, entre Orléans et Bourges, très exactement à 5 km de Salbris sur le Circuit International de Karting pour confirmer l’enregistrement de l’équipe WARN composée pour l’occasion de Thomas "Tom", Franck "Francky", Sébastien "Seb" et moi.

Tom et moi arriveront les premiers sur la zone et attendront impatiemment Francky et Seb. Un peu de pression chez Tom qui craignait ne pas les voir arriver et qui se voyait déjà non pas en haut de l’affiche mais sur la route du retour prêt à se faire enguirlander !

Tout ce beau monde vient d’avaler beaucoup de kilomètres de route pour participer à cette épreuve et les nerfs sont déjà mis à rude épreuve. Pour être bref sur le team présent, Tom et Francky se connaissent déjà pour avoir participé ensemble aux deux premiers Défi Dole ; Seb, un pote à Francky, s’est libéré pour l’occasion à la toute dernière minute pour compléter le team ; il est affûté comme pas permis (55 kg, pratique la course de montagne et s’est entraîné chez les chasseurs alpins’ ça calme !) et enfin moi, 7ème membre du team et ancien boss de k&e, partenaire et habilleur officiel du team WARN.

Perception du paquetage à 18:30, nous aurons le dossard n° 99.. c’est un bon n° en cette fin de siècle. Environ 100 équipages prendront le départ de ce Défi Dole. Les VTT sont parqués sur une zone du circuit de karting prêts à être libérés dés la première heure de dimanche. Nous en concluons que l’épreuve commencera par du VTT. Quelques réglages d’usage sur les VTT, le cannondale jaune de Francky reçoit quelques soins, le nakamura summit rouge de Seb se refait une beauté, mon décathlon marine est déjà sous pression et le décathlon gris de Thomas reçoit une paire de pédale sans cales et je rayonne sa roue arrière pour recevoir un meilleur freinage. C’est clair, les VTT sont prêts. Pas question d’avoir des soucis mécaniques qui sapent le moral’

La question du repas ne se pose pas pour Tom et Francky, ils ont tout prévu : l’expérience des précédentes épreuves. Pas la peine de se pointer dans une pizzeria, le kilo de pâte est là, la sauce tomate est là, les réchauds sont là ! Nous trouverons facilement un superbe camping, très propre, agréable face à un plan d’eau, pas trop cher ( !) et surtout avec toutes les commodités. Le camp est vite installé et je décide finalement de dor mir dans mon Range Rover. J’avoue à Thomas, qui m’a proposé de partager sa demeure, que je bouge beaucoup trop la nuit, un vrai cauchemar. Thomas n’insiste pas !

Repas de pâtes, gâteau HI-TENSE préparé par Tom, boisson à volonté. Je m’abreuve de HI-TENSE Longue Durée pour la nuit (pour être sûr de ne pas en manquer). C’était excellent, pour l’occasion ! Repas fini, préparation des sacs fournis par l’organisation, alimentation et boissons énergétique HI-TENSE, le nécessaire de réparation pour les VTT. Tout est ok. Boussole, crayon, réglet, cartes, tout est prêt.

Petite causette avec des voisins sexagénaires ô combien sympathiques qui profitent de la vie dans leur camping car et qui ont des allumettes, eux ! C’est utile pour mettre en route les réchauds au gaz’

Samedi 22:30, extinction des feux’ il faut dormir’ le réveil est réglé à 5:30

Dimanche 12 Septembre 1999

Réveil à 5:30. Que c’est dur ! Les visages sont encore marqués par le manque de sommeil’ les corps s’étirent doucement, mais surement. Collations pour certains, boissons pour d’autres, passages aux commodités’ la pression monte terriblement. Chacun revêt sa tenue de circonstance, le maillot Keep Essentials ’ k&e, jaune et bleu, c’est beau un team WARN habillé par un partenaire fringue’

Dernières vérifications avant le départ du camping. Je chauffe mon Range et nous voilà partis pour l’aire de rassemblement. Des bus nous attendent pour nous emmener sur le circuit international de karting. Il est 7 :00, nous arrivons sur la zone de départ. Nous récupérons les VTT. Tom, capitaine de l’équipe perçoit le road book, il est 7 :15, nous avons 15mn pour tracer notre route. Tom met la pression et invite le groupe à se mettre en bonne position au départ. C’est ce que nous faisons. Les visages sont tendus et une fausse décontraction s’affiche dans le regard de chacun’

Ouverture du road book, et ça commence par une surprise de taille, on se prépare mentalement et psychologiquement à ingurgiter 70km sur une journée entre le Cap, le VTT et le canoë, et on vous annonce simplement qu’il faudra avaler 92 bornes juste avant le départ ! Glurp... moi à ce moment là, j’ai tout de suite annoncé : "je me sens prêt pour 70 km, je verrai bien pour 92 km. Ils me font le même coup que le Défi Dole de Chantilly en 97."

Première incertitude du groupe : Tom précise ne pas être un pro de la recherche d’azimuts ; moi, estimant à priori ne pas avoir de problèmes avec ça, je calcule les premiers points ... sans tenir compte du nord de la carte (pour ceux qui connaissent, vous voyez ce que je veux dire). Seb corrige finalement l’un et l’autre et Tom n’hésite pas à reluquer sur la carte d’un concurrent (ouais, nous savons que ce n’est pas bien mais’) qui nous aura finalement permis de confirmer qu’on ne se trompait pas. Mais que cette recherche d’azimuts fut stressante de si bonne heure...

52 km de VTT en parcours fléché, 15 ou 25 km de Cap topo (25 km avec les options bonifications), 12 km de canoë, de nouveau 0,5km de Cap et enfin 5 km de VTT pour finir sur la ligne d’arrivée en plein centre de Salbris. Vous avez bien compté, ça fait 92,5 bornes au total.

Il est facile de comprendre la distance supérieure à 70 km : ce pays est plat comme ma main !

Le VTT.

Bien placé sur la ligne de départ, on se positionne dans le groupe de tête comme l’avait demandé Tom et Francky. Seb et moi sommes au train et nous ne quittons pas des yeux la progression rapide de Tom et Francky. Les compteurs sont fous, les premiers kilomètres sont effectués à un rythme d’enfer. Les 30 km/h sont fréquemment atteints et rapidement les 25 premiers équipages font le trou. Nous en ferons partie.

Le terrain est plat, rigoureusement plat. La difficulté est au sol avec ce mélange de pierres et de sable. Tantôt vous roulez vite et en ligne, tantôt vous êtes limite au sol par une trajectoire perturbée. Nous évoluons en pleine forêt mais ce mélange poussiéreux ne nous laisse pas vraiment le temps de regarder à droite ou à gauche. Le rythme est soutenu malgré tout. Francky, dés qu’il voit un concurrent, s’empresse de lui mettre la pression en lui mettant une valise. Tom, lui, enroule la plaque, tranquille. Je surveille mon cardio fréquencemètre en permanence et avale du HI-TENSE toutes les 5 minutes. Seb, qui n’est pas un fana du VTT, s’était un peu mis en retrait dés le départ pour finalement se mettre au avant poste sur les 30 derniers kilomètres ! C’est vous dire le niveau du gars. Comme me le disait Francky : " y comprend vite l’animal ! " Les points de passages obligatoires se font sans soucis, c’est l’occasion de regrouper le team et de s’alimenter. Quelques passages étonnants, comme cette rivière de quelques dizaines de mètre et l’obligation de mettre les pieds à l’eau, des passages inattendus dans des bourbiers et un superbe single track d’abord en descente puis en légère, très légère côte . Au finish, nous mettons 2:40 pour couvrir 55 km au compteur de Francky et le mien soit un 20.65 km/h. Une bonne moyenne. Nous apprenons que nous sommes toujours dans les 25.

La Cap.

On part sur un petit rythme à ma demande car je crains cette épreuve. Je sais qu’il y a 25 km à parcourir et je me met la pression tout seul. Première balise facile. Tom tient la carte et la boussole. Francky et Seb sont aux avant-postes. On sent que c’est leur truc. La deuxième balise est compliquée. Quasiment tous les équipages vont se planter. A croire que nous nous sommes tous plantés dans l’azimut. Tom se sent coupable, il s’en veut d’un excès de confiance. Un peu d’énervement, Tom et Francky partent à droite, Seb à gauche et je reste planté là à attendre le retour des trois. Ce sera le seul point faible de cette topo. Après, tout se passera bien. Je prendrai la boussole et ne cesserai de vérifier l’azimut. Tom vérifiera en permanence sur la carte. Francky et Seb seront toujours aux avants postes pour aller poinçonne r la carte. Après 1:36 de course, je commence à avoir mal aux jambes et j’impose au groupe de marcher à plusieurs reprises. C’est là que des places se jouent. Seb va m’aider moralement à aller jusqu’au bout. Francky et Tom vont me supporter et alterner course et marche.

C’est à ce moment là que l’esprit d’une équipe prend toute sa signification. Nous savions qu’aller chercher les balises à options nous permettraient de nous placer correctement. Un détour de 10 km. Au finish, nous mettons 3 :15 pour couvrir les 25 km soit 7.7 km/h. Notre carte topo est remplie, nous avons gagné 2 heures de bonifications.

Canoë

Tom et Francky forment un premier équipage, je forme le second avec Seb. Les canoës sont jaunes, vous ne pouvez pas les louper. Tom et Francky prennent immédiatement le large sur la Sauldre qui nous offre un très faible débit d’eau. Le parcours est sinueux. Il faut sans cesse prévoir un parcours qui vous offrira plus de profondeur d’eau au risque de poser le fond de l’embarcation. Ce n’est pas 12 km qu’on a fait mais au moins 16 ! A maintes reprises, nous sommes obligés de sortir du canoë pour le faire avancer. Au début vous pensez que ça ne durera pas, puis finalement, c’est sur tout le parcours’ Après 1 heure de navigation et quelques embarcations laissées sur place, notre équipage rejoint celui de Tom et Francky (un peu fatigué, Francky avouera : " j’en pouvais plus à la fin’ ") puis nous prenons le large à notre tour. Comme le dit Tom : " Seb et Bruno ont bien gazé ". Tout le long du parcours nous avons fréquemment eu des encouragements de spectateurs. Que c’est agréable !

Au finish, nous mettons 2:10 pour couvrir les 12 km soit 5.58 km/h de moyenne.

Encore 500 m de Cap, puis 5 km en VTT
Et là, grosse colère de Francky, son pneu arrière est crevé à la reprise des VTT, il ne comprend pas cette crevaison. La réparation s’avère difficile. Les gonfleurs rapides ne fonctionnent pas. Le remontage de la roue est une galère. Il s’énerve de voir passer des concurrents qu’on avait largués à cause d’une crevaison. Le team le prend sur soi. Franck le comprend vite et on repart pour mieux finir, ensemble, et doubler de nouveau les teams qui nous avaient rejoints.

Au final

Place au général : 25ème sur 92
Place en catégorie Masculine : 18ème sur 72
Temps au général : 6:55:54 bonifications de 2 heures déduites
Temps réel : 8:55:54
Place au scratch : 47ème

En tout cas, c’était génial et le résultat n’est que des plus flatteurs.
N’oublions pas que la majeure partie des équipes s’entraîne ensemble et chaque membre connaît les forces et les faiblesses des autres. L’obligation de résultats doit aussi peser sur certain team.
Nous, non !
Et pourtant on démontre que la seule passion et la seule envie de progresser ensemble se justifient en elle-même... le résultat arrive lui aussi.

C’est pour ça que WARN est une exceptionnelle idée à développer...

Merci à Tom de m’avoir souvent accompagné en VTT et Cap, Francky d’avoir accepté mon niveau tel quel et Seb de m’avoir conseillé et aidé moralement à aller jusqu’au bout en Cap.

Merci à WARN, VTT Net, HI-TENSE, Vélo Tout Terrain et bien sûr, Keep Essentials ’ k&e.



Auteur - Bruno (Warn)




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