Accueil > Magazine > Le cri du Single Track

  Vivement demain...


(9/03/2005)

Le matin encore de la neige. C’est sympa la neige. Ca feutre les bruits, ça a un goût d’enfance et ça remue le minot qui est tout au fond de nous. Du temps où on rentrait à la maison les pieds et les mains gelés en revenant du champ d’à coté avec sa luge. On glissait ses doigts gelés sous les bras de maman, dans la cuisine aux vitres embuées, à coté d’une marmite dont le couvercle se soulevait, laissant échapper de délicieuses effluves. Ce matin encore la neige. Elle s’est invité au bal des bourgeons. Invitée surprise, elle tape l’incruste, s’accroche, s’en va sous le soleil, revient la nuit tombée. Un mois qu’elle est là. Au début c’était plutôt sympa, un petit coté noël après l’heure, montagne en plaine. Puis elle a eu raison de notre patience. Car la neige recouvre tout, y compris nos chemins.

Car voilà bien le problème. Avec la neige plus possible d’aller se laver les neurones au grand air sur un vtt. Pour quelques chanceux, voisins des montagnes, il reste le ski mais pour beaucoup la neige devient rapidement un obstacle à toute sortie. Pire ! Quand elle décide de fondre, elle accouche d’une bouillasse collante en surface sur un sol encore gelé. Une horreur peu favorable à une reprise.

Alors on parcourt d’un doigt distrait quelque magazine, le cul sur le trône, en attendant que la neige tombe et que la nature fasse son office. On glisse dans nos lecteurs, des DVD ousque de jeunes écervelés pratiquent des choses inavouables avec des vtt de rêves, dans des paysages ensoleillés et bourrés de singles d’anthologies. On fait tout cela un peu comme un fumeur repentit sniffe l’odeur des paquets de cigarettes. On se fait des promesses de Roméo à sa Juliette, se jurant de visiter cette année -si, si, promis…- ce spot de rêve repéré depuis longtemps et négligé l’année derniére (il y a 1000 ans, quand il faisait beau…). Et même des fois, l’on va, qui à la cave, qui au garage, voire même pour les plus pervers directement au salon, faire une petite visite à sa machine, qui attend patiemment le retour du guerrier.

La passion, surtout si elle s’accompagne de grands espaces, supporte mal l’abstinence. Vivement demain…



Auteur - RouelibrE




Nous contacter - Infos légales - rss - Copyright VTTnet 1997/2013