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  Défi Dole de Die - 21 mai 2000


(/05/2000)

<REP|SITE/2000/Warn/Die>

Troisième étape des Défis Dole. C’est un retour aux sources pour les WARN ! En effet, c’est il y a deux ans à Die qu’avait lieu la première rencontre de ce qui plus tard allait devenir le team Warn ?

Pour notre 2ème défi de l’année, l’équipe est composée de Stéphane, Manu, Joël pour qui c’est la première participation, et votre humble narrateur, Francky.

Samedi 20 Mai

Le rendez-vous est fixé à Die avec Joël qui vient de Nice. Manu passe chez moi et nous prenons Stéphane chez ses parents près de Grenoble. Venant de Nantes, Il a voyagé par le train de nuit pour arriver à Grenoble vers 8h.

Nous arrivons à Die vers 17h ou nous faisons la connaissance de Joël qui apparaît tendu. En fait c’est sa première participation et il cherche à se situer et à mesurer les difficultés à venir. Une fois l’équipe enregistrée, nous préparons notre camp de base au camping municipal. Nous déposons ensuite les VTT dans le parc situé à 8 Kms de Die, non loin de la Drôme. Manu se distingue en laissant l’antivol sous la selle de son VTT tout en oubliant la clé chez lui. Le décor est planté.

Au programme, ce sera CO, Canoë, puis VTT. De retour au camping, il est plus de 19 heures. Nous avons juste le temps de trouver un magasin encore ouvert pour acheter quelques pâtes. Nous les engloutirons accompagnées de sauces variées. Nous ne tardons pas à profiter de quelques heures de sommeil car le briefing est prévu à 7h le lendemain.

Dimanche 21 Mai

Réveil au petit matin. 6h au lieu des 5h30 planifié la veille. Sauf pour Joël (5h15) qui nous a laissé bénéficier de cette ½ heure de sursis. L’organisation est un peu plus efficace qu’à St Gervais. Cela nous permet d’être à l’heure sans stress. Je crois bien que c’est une première. De quoi marquer nos 2 ans d’existence par un signe de maturité. La température est plutôt fraîche. Il n’y a pas une trace de nuage. La journée promet un temps magnifique, ce qui veut dire que nous risquons fort de souffrir de la chaleur.

A 7h, nous sommes sur la place du village en compagnie deux ou trois échantillons d’équipes, et des sbires de l’organisateur qui s’affairent. Pour cette fois nous sommes carrément en avance ?

Un peu plus tard nous réceptionnons les road books. Joël ne désire pas assurer la CO pour sa première participation, et je m’y colle. Je commence par paniquer et à me dire que je suis vraiment nul. Les point trouvés ne correspondent pas aux définitions. Le temps passe et l’organisateur commence à corriger des azimuts et distances des balises, puis signale encore plus tard que le point de référence (de départ) n’est pas le départ lui-même mais un pont situé à 800m. Après cette mise en condition difficile, le départ est donné.

D’emblée le train est d’enfer. Nous emboîtons le pas aux premières équipes sur un parcours qui monte jusqu’à la croix de Justin tout en faisant le détour par la première option. Le paysage est vraiment superbe. Le rythme est rapide et je n’ai pas le temps de suivre le parcours sur la carte. Arrêt. Joël viens à mon aide et on repars. L’équipe est très groupée. Nous sommes à la 8ème place à l’approche de la 3ème balise. Manu et moi sommes quelques mètres devant quand Joël annonce la proximité du point de contrôle. Nous passons trop vite et personne ne vois le petit chemin sur la droite. Nous entamons une descente avant de faire le point mais il est déjà trop tard. Avec d’autres équipes nous sommes égarés. Le temps de se repérer, de remonter, de retrouver le chemin, nous avons gaspillé 20 mn. Nous pointons désormais à la 21ème place. Nous décidons de couper pour rejoindre le GR qui suit la crête. Ce choix nous permet de rattraper pas mal d’équipes sur les balises suivantes. Nous sommes maintenant en 15ème position.

Nous nous trompons de nouveau de chemin. Il n’est pas repris sur la carte. Probablement parce qu’il est tout récent car la terre n’est pas encore tassée. Nous n’en prendrons conscience que trop tard. Durant tout le reste de la course, le classement restera une parfaite inconnue. Ce n’est qu’a l’arrivée, et en vertu des compensations liées aux options que le classement réel sera connu.

Nous arrivons au canoë où nous tentons une rapide transition. Nous y perdrons néanmoins quelques minutes bêtement. Steph et Joël partent devant, tandis que j’embarque avec Manu dont le poignet a du mal à se remettre d’une entorse. Ce sera l’angoisse de cette partie du raid car Joël ne peut pas se faire mal et il y a encore le VTT ensuite. Le parcours est sympa, il n’y a pas trop d’eau ni trop de rapides, mais suffisament pour nous contraindre à vider les canoës à plusieurs reprises. A la fin du parcours, mes pieds sont gelés. Je ne parviens plus à marcher. Les genoux sont tétanisés par le froid. J’aurai besoin de quelques minutes avant de pouvoir courir.

Nous sortons les embarcations de l’eau et je dépose pagaies et gilets devant les véhicules de l’organisation. Sur la gauche, derrière les camions se trouve un point de contrôle tandis que le parcours pars vers la droite. Je ne vois pas mes coéquipiers. Je signale le numéro d’équipe au contrôleur, qui n’a vu personne. Bouffée de panique. Steph et Joël sont partis au parc à vélos. Ils ont raté le PC. Hors, c’est Joël qui a le carton. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas et plusieurs équipes ratent aussi le contrôle qui était vraiment mal placé.

Nous fonçons vers le parc VTT ou l’on signale à Joël qu’il faut aller pointer. Pendant ce temps, nous enfourchons nos VTT et progressons jusqu’à la bifurcation, départ de la longue option VTT. Nous devons respecter un passage horaire. Heureusement, Joël nous rejoint à temps.

Comme pressenti en début de journée, le soleil est bien présent est nous le sentons bien. Pour ne rien arranger, Joël arrache l’embout de son sac à eau, et perd toute ses réserves de liquide. Le parcours VTT est magnifique. Une montée très longue mais régulière avec un superbe panorama, suivi d’un portage et d’une descente "gre approuved" . Manu, qui ménage son poignet, joue les équilibristes en descendant avec une seule main ; ce qui l’ oblige à poser pied à terre dans les parties plus techniques. Il préfère partir en avant afin de ne pas nous retarder dans les descentes. Steph de son côté est moins à l’aise en VTT et sera victime d’une crevaison lente. Manu fera une chute heureusement sans gravité. Pour ma part je me contenterai d’un bris de chaine.

Je ne répèterais pas les commentaires sur le VTT en région Nantaises de cet Ex grenoblois pour ne pas me mettre à dos tous les VTTistes de cette région, mais disons que les montagnes lui manquent terriblement ?

Nous rattrapons quelques équipes et les kilomètres commencent à s’accumuler et peser sur la forme et le moral des troupes. Joël et moi soutenons Steph qui ne veut plus entendre parler de raids. C’est là que l’esprit d’équipe révèle toute son importance. Il faut trouver les mots pour s’encourager, rester groupés, avancer.

Au passage d’une fontaine, nous faisons l’erreur de ne pas nous ravitailler. Joël qui n’a plus de réserves d’eau s’arrête pour boire. Comme il est le seul à faire cette pause, il pense que les autres ont encore des réserves, et ne prend pas la peine de recharger son sac à eau considérant qu’il pourra se servir chez les autres. Cette faute générale de jugement nous mettra tous à sec au moment d’entamer la dernière option à laquelle nous devons renoncer. Une option pourtant courte qui bien négociée nous aurait rapprochés de la cinquième place. Dommage.

C’est maintenant la descente vers Die ou nous jetons nos dernières forces en progressant dans les petites ruelles sinueuses. C’est l’arrivée. Enfin. Nous sommes classés 10ème sur 76 équipes au départ. Joël est ravi comme tout le reste de l’équipe, y compris Steph qui pense déjà à intensifier sa préparation en vue de sa prochaine participation.

Prochain rendez-vous, le 25 Juin à Salbris.



Auteur - Frank Plouvier




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