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  La Fagnet 2000


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Compte rendu à chaud des journées de vendredi et samedi

Salut les copains, ici les listards du Fagnet.
Bon.... par où commencer ?
Par la Chimay, et la Super Grande Réserve ?
Par la séance de gobage de Flanby où malgré plusieurs tentatives (21), Carbone n’a pu atteindre le perfect ?
Par le bain d’Ariane dans les eaux troubles de la rivière Kwaï ?

Alors, on y va...

Voici 2 jours que nous roulons sous le ciel Belge, fort encombré il est
vrai.
Le premier jour a été somme toute clément. Joli soleil au départ de
Cerfontaine, avec beaucoup de vent, qui accompagnent une
équipe de 6 listards pour l’instant un peu seuls (la majorité arriveront le
soir même à Anor) : sont présents, Roudou, Fabrice,
Stéphane, Dino, Hartmut, Phil.

Malgré le soleil, le circuit est bien gras et les premiers problèmes
surviennent. Fabrice au bout de 2 km casse sa roue libre. Il
quitte le groupe pour retourner tant qu’il est temps chez son vélociste pour
un échange standard et prévoit de nous retrouver au
Val Joly.

Le reste de la troupe continue sur des sentiers bien boueux avec beaucoup de
franchissement de ruisseau, propices à des
casse-gueules d’anthologie. A la sortie du bois, les spads ont déjà bien
soufferts, les chaînes sont sèches, et la chaîne de Phil
casse.

Ces problèmes nous retardent et nous arrivons au Val Joly vers 15 heures au
lieu des 13h prévues.
Nous déjeunons au soleil au bord du lac. Stéphane a fait venir une
journaliste de la Voix du Nord qui écrira un article sur la
Fagnet pour l’édition du lendemain. Quelle notoriété pour VTTnet !

Le lac dispose d’un Centre VTT FFC tenu par un blaireau de première. Au
moment du départ nous lui rendons visite pour
obtenir un peu d’huile pour lubrifier nos chaînes. Ce tenancier refusera de
nous apporter de l’aide, prétextant de manquer d’huile
pour assurer le week-end auprès de ses clients ! Ce n’est qu’après l’avoir
menacé de faire remonter le problème à la FFC, que
le gaillard acceptera par dépit de nous prêter sa burette.

Le tour du Lac Joly est shunté pour raison d’horaire tardif. Nous filons
vers les étangs de Fourmies. Malheureusement la troupe
commence à fatiguer. Dino et Hartmut nous quittent pour rallier rapidement
le gîte d’Anor. Nous entamons alors un parcours
particulièrement ludique, sinueux, jalonné de trous et de bosses sur un
circuit idéal pour le x-country.

C’est ensuite le retour vers le gîte d’Anor avec un horaire plutôt tardif,
19h45 avec 82 km au compteur au lieu des 67
initialement prévus par Roudou (heureusement qu’on a shunté le tour du Val
Joly).

A Anor, le gros des listards nous rejoignent : Ariane "Speedy", Carbone,
Pascal, André, Dominique.
Ariane sort son beau Raven 2 et tout le monde s’extasie (sauf Ariane qui a
des gouts de ....) sur la Fournalès de Carbone qui la
déballe avec précaution (faut faire gaffe avec ces engins là) de son
véhicule.

Le matin c’est la Depelchin’s Connexion qui arrive : André, Jean-François,
Paulo, Lorenzo, + "on est nul, on a oublié les
prénoms" (please André rectifie). Le groupe fait désormais 15 bikers(euses)
- oui oui... Ariane est toujours là.... étonnant non ?

Nous partons sous un ciel bas (a ça la Belgique..). Gros chemins boueux :
les dégâts continuent. Pascal brise son ESP 9.0 au
bout d’un bourbier collant. Obligé de passer en monovitesse et de se
remémorer les conseils d’Astroboy.

Plus loin une bande de molosses affamés nous attaque. Nous en sortirons
grâce à l’application sérieuse des conseils de la liste.
Ensuite c’est une attaque de vaches, lors de la traversée de patûres bien
scotchantes.

Nous rejoignons enfin l’Abbaye de Trappe (Soyons précis l’abbaye de
Scourmont (et puis il s’est remis à pleuvoir)) qui sera un
moment de récupération et de ravitaillement.
Départ en milieu d’après-midi. Nos horaires sont encore difficiles à tenir.
Nous nous engageons dans un joli bois, pourtant signalé "Propriété Privée",
et protégée par un berger allemand un peu agressif.

Jolie montée sous les épicéas, suivie d’une longue descente caillouteuse et
très rapide, pour aboutir devant une rivière où
d’après Roudou nous devons passer à gué. Malheureusement, le niveau de l’eau
est bien haut. Les plus prudents s’engagent à
pied, chaussures à la main. Les plus téméraires tentent la traversée en
force sur les cailloux glissants. Ce sera le cas de Pascal,
stoppé net au milieu de la rivière et qui chute lourdement dans l’eau
froide. Beau bain de printemps !

Nous longeons la rivière par un joli singletrack, puis rejoignons un chemin
de débardage bien abîmé par ces ç#@&§# de
forestiers. Re-rivière à traverser. Même scénario. Ariane tente la traversée
en force : au milieu de la rivière, blocage sur une
pierre et le Raven 2 s’écroule dans l’eau glacée avec sa propriétaire
accrochée à ses pédales. Nous pouvons vous confirmer
une chose : "tout Raven plongé dans l’eau ressort mouillé" et le carbone
(sauf après 6 bières) ça flotte. Par contre Ariane a
plutôt tendance à couler.Personne ne vient lui porter secours pas au Raven
(puisqu’il flotte) mais à Speedy... finalement après
quelque temps, Speedy refait surface.

La pluie se met alors à tomber très fort. Nous rejoignons Couvin par un
sentier balisé VTT, roulant mais très agréable. En ville,
Pascal trouve enfin un magasin de cycles et achète un magnifique Exage 300GS
chape courte de 1991 pour la modique somme
de 680 BEF. Opération de mécanique et nous repartons.

Le retour se fera par la route sous une pluie battante, avec l’ascension du
col de Oignies. 7km de montée et l’arrivée au gîte est
appréciée.

La soirée sera plus animée, avec initiation au gobage pour André, Fabrice,
Dominique, Dino, Pascal ( je tiens à préciser
qu’après de la casse matériel et un bain forcé, 2 perfect me permettrons
d’aller me coucher l’esprit serein) et Carbone qui
échouera 5 fois sans atteindre le perfect. Par contre côté bière il se
défend plutôt mieux.

Phil,
Carbone,
Ariane,
Pascal

Compte rendu de la journée du dimanche

Après la longue veillée bien arrosée du samedi soir, le réveil est un peu
pénible. Comme c’est dimanche, on s’offre une grasse matinée. Le petit
déjeuner n’est fixé qu’à 8:30. Un rapide coup d’oeil à l’extérieur confirme
que nous n’avons pas d’illusions à nous faire. Il pleut à verse. La journée
sera humide.

Tout le groupe se retrouve au réfectoire à l’heure dite. Petite réunion
autour des cartes pour recomposer le scénario de la journée en fonction de
la météo. On va tirer droit vers les spots de la journée et éviter les zones
les plus boueuses. Au lieu des 60 km prévus pour cette dernière journée, nous
n’en ferons que 40 dont pas mal de route.

Le petit déjeuner aide à faire remonter le moral des troupes. Les sacs à eau
sont remplis, et les casse-croûte rejoignent leur place dans le sac. Dans un
geste spontané, tout le monde embarque aussi un flanby. Nous récupérons les
VTTs. Derniers réglages et le groupe de neuf bikers s’ébranle sous la pluie.

Une fois n’est pas coutume, la rando commence par une descente. Nous sommes
sur le massif de l’Ardenne, et nous redescendons vers le fond de la vallée
du Viroin. Après quatre kilomètres de chemins forestiers minés de grandes
flaques d’eau, nous abordons un joli single qui rejoint Olloy-s-Viroin. Une
très belle descente parsemée de pierres et de seuils calcaires rendus
glissants par la pluie.

Au bas de la descente, nous sortons de la foret. Carbone en profite pour
gober son Flanby sur fond de ruines de l’ancienne Abbaye de Olloy. Nous
traversons le village pour passer sur le pont sur le Viroin. Damned, le
débit a bien triplé depuis la veille. L’eau qui tombe depuis samedi midi
sans presque dicontinuer a grossit la rivière. Je n’ose imaginer les guès
de la veille dans de telles conditions.

Nous modifions l’itinéraire. En effet, un gué sur le Viroin est prévu plus
en amont. Déjà en temps normal l’eau y monte jusqu’aux cuisses. Avec la
crue, ce n’est même pas la peine d’y songer. Nous retraversons le Viroin par
un pont de la voie de chemin de fer touristique pour rejoindre le massif du
Matricolo et la Roche aux Faucons. Une montée en poussette (sauf pour
Carbone) sur une terre glaise humide hyper glissante, et toujours sous la pluie.

Le sentier serpente maintenant sur le Matricolo en direction du Fondry des
chiens ou une pause est organisée. Phil et Roudou en profitent pour gober
leur Flanby. Un perfect de plus pour Phil. Carbone et Pascal font le tour
du propriétaire, inspectent le sentier qui descend au fond du trou, et
décident que c’est faisable en VTT. Ils essayent, et tiens non, ça ne passe
pas si bien que prévu. Phil tente le coup. Ca passe presque, mais à mi pente
une glissade malencontreuse hypothèque les futurs projets de
descendance de Phil. Carbone conseille à Phil de sautiller sur place
histoire de remettre les choses (de la vie) en place. Phil n’a pas l’air
convaincu. Tous les trois remontent par la partie escarpée de la cavité.
Sous la pluie bien entendu.

Tout le monde se remet en selle. Nous piquons vers Nismes par un single en
descente plutôt raide et qui se termine par une volée d’une quarantaine de
marches en pierre. Le groupe redémarre pour traverser le village. Après le
pont sur l’eau Noire, nous croisons un chalet qui abrite un Fritkot (comme
on dit à Bruxelles) dont les émanations titillent irrésistiblement les
narines. Le groupe mollit, et c’est dans un réflexe général de gourmandise

que tout le monde se presse au guichet du fast-food local. Et toujours sous
la pluie.

Une fois ces nutriments à haute valeur sportive assimilés, nous repartons
vers Petigny par une single qui longe l’eau Noire qui décidément est prête à
quitter son lit tant le débit est abondant. De Petigny, nous rejoignons les
Grottes de Neptune. Nous traversons une dernière fois l’eau Noire par une
passerelle. Sous la pluie.

C’est la fin de la partie VTT de la rando du jour. En effet le dernier
tronçon VTT passe par le bois de Cerfontaine qui déjà en temps normal est
particulièrement gras. Avec ce qui tombe depuis 24 heures, inutile de songer
y passer sur les VTT. Comme certains n’ont plus très chaud, et que les temps
d’attente aux regroupements sont propices aux refroidissements, nous
rejoignons Cerfontaine par une longue liaison bitumée. Sous le pluie.

A l’arrivée sur la place de Cerfontaine, Axelle est là avec les bagages, et
emmène tous son monde vers le terrain de foot du village pour une douche
méritée. L’installation est sale et rudimentaire, mais parfaitement
fonctionnelle, et remplis néanmoins son rôle. C’est la dernière
pluie de la journée que nous avons à subir, mais au moins celle-ci est
chaude. Une dernière petite manip de voitures ramène véhicules, bikers,
bagages et VTT sur la place de Cerfontaine. Comme il pleut toujours nous
nous réfugions dans le café le plus proche pour les derniers commentaires et
quelques lampées de boissons mousseuses, ambrées et pétillantes.

On se quitte au compte goûte en se disant à la prochaine, en se promettant
que pour la prochaine édition, on s’y prendra plus tôt pour réserver un ciel
bleu.

Au fait, le bistrot des adieux, s’appelle "chez Dédé".
Une charmante transition lorsque l’on sait que le prochain rendez-vous sera
en Ardèche pour la Vasloppet, le fief à Biki et de ... Dédé notre guide lors
du randonet Ardéchois de l’année dernière. Sans la pluie ...

Roudou



Auteur - Roudou




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