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  Enduro series de Valloire


(5/09/2005)

Chez VTTnet on aime la polyvalence. On y trouve tous les styles de pilotes. Il y a des randonneurs bucoliques et d’autres qui préférent un vtt plus épicé. Francky est de ceux-là, il aime à se frotter au chrono. Avec humilité et générosité. Forcément une organisation comme les Enduro Series, mélant pro-riders et amateurs, organisation sans faille et parcours nickels, single de rêve et chrono, ne pouvaient que l’attirer.

Aprés la Tribe 10000 de Val d’Allos, Francky nous emméne à Valloire pour la HIGHT RACE, 3eme étape de ces enduro serie’s.

C’est à Valloire que les enduro séries faisaient escale pour cette troisième étape.

Arrivé sur place le samedi matin, c’est avec un léger étonnement que l’on constate qu’il n’y a qu’une bonne centaine d’inscrits. 120 plus précisemment et nous ne serons que 106 à prendre le départ. Cela n’empèche pas la présence d’un beau plateau de pilotes pro. Parmi les anonymes on retrouve également des habitués et pas mal de têtes déjà vues à la tribe 10000.

La première remontée par le télécabine se fait attendre. Il y a du brouillard au sommet et le balisage a souffert du vent et des vaches. Les organisateurs sont donc obligé de renforcer le balisage et ca ne sera pas inutile. La montée s’effectue donc d’abord par un télécabine puis par un télésiège pour nous emmener 1100m de dénivelé plus haut. Un vent plutôt froid nous accueille au sommet.

Les élites sont partis, les 20 premiers, à raison d’1 toutes les 30 secondes, le reste des concurrents est libre de s’élancer à sa guise sur le parcours. En effet, chacun dispose d’un transpondeur fixé sous la selle, qui enregistre automatiquement le passage sur la zone de départ et d’arrivée. Ce système est très largement utilisé en enduro moto et trouve tout naturellement sa place sur ce genre de course. Cependant, je trouve cela un peu "facile" de la part des organisateurs et certains partent assez groupés pour rider entre potes, ce qui risque de créer quelques trains beaucoup plus difficiles à doubler si on se trouve sur un single. Dans les faits, chacun trouve rapidement son rythme et ces départs à la carte fonctionnent plutôt bien.

La température n’incitant pas à rester sur place, je m’élance, ou plutôt je m’incruste dans la zone de départ en essayant de laisser quelques secondes d’écarts avec un groupe partis de manière assez compacte. Après quelques mètres, je me retrouve déjà arrêté, obligé de poser pied à terre et je découvre devant moi une dizaine de bikers éparpillés dans un pierrier infâme. Je vois sur la droite une vingtaine de concurrents à pied en train de chercher la trace et de profiter du spectacle. Un peu surpris par la situation, je reste stoïque une bonne vingtaine de secondes avant de repenser au chrono qui tourne et de porter mon VTT en me frayant un chemin entre rocher et VTTiste égarés. On retombe sur une trace technique entre des rochers puis on rejoins une piste de ski avant de traverser des champs de rhododendrons. Le parcours est matérialisé par des piquets de ski un peu comme sur un parcours géant. On n’ose pas se lacher au premier passage car on ne sait pas si il y a des pierres sous la végétation qui forme un tapis bien épais. On retombe sur une piste large bien rapide ou il faut emmener la plaque et qui nous amène au départ de la piste de descente permanente Mickael Pascal. La piste a accueilli une manche du championnat rhône-alpes le WE précédent et elle est très creusée avec pas mal de toles ondulées surtout dans la partie basse, où on retrouve la plus forte pente. Cette partie comporte en outre pas mal de virages relevés assez délicats à passer. Les descendeurs sont plutôt avantagés sur cette première spéciale que l’on fera trois fois. Avant le deuxième passage, je décide d’aller voir les meilleurs s’élancer et franchir ce pierrier d’une dizaine de mètres de longs avec plus ou moins d’aisance, certains étant assez impressionants de facilité. En ce qui me concerne, je ne tenterais même pas cette zone sur le vélo. je préfèrais perdre 20 secondes à chaque passage plutôt que risquer une chute ou un arrachage de dérailleur sur une pierre.

L’après-midi, deuxième parcours, même départ mais sous le soleil. Et oui encore le pierrier, et les champs de rhododendrons ! Mais ensuite on reste sur la crête. La pente est moins forte et on slalome toujours aux beaux milieux des rhodos à l’affut des éventuels pièges puis sur un single en forêt. Un vrai régal au niveau pilotage où on découvre les trajectoires au dernier moment, des fois trop tard, le tout parsemé de relances pour garder de la vitesse. La spéciale se termine par une traversée sur piste où il faut pédaler fort avant de rejoindre une piste de descente bleue plus ludique, agrémentée de quelques belles ruptures de pentes. Du VTT varié et qui correspond bien à ce que les concurrents sont venus chercher : du plaisir !

Le samedi soir, c’est plat local avec tartiflette. Le plat idéal pour préparer la spéciale du lendemain.

Dimanche matin, Le ciel est très couvert et on nous annonce la température : 3° la haut avec du brouillard !

Effectivement, sur place, on ne voit pas à 20 mètres. Le départ tarde à être donné et on en profite pour repérer les premières centaines de mètres de ce 3ème parcours qui s’annonce être le plus long. Le départ est plat avec 2 petits coups de cul. Ensuite, c’est une longue traversée à flan qui secoue pas mal puis on plonge sur l’autre versant. Le paysage est superbe une fois passé sous la couverture nuageuse. Le tracé est excellent. singles, marches, pierres,... et un bout de piste qui se termine par une montée avant de rejoindre la fin de la piste permanente de descente de la veille. Je m’élance à mon tour dans l’épais brouillard et j’ai bien fait de repérer le départ à pied. Je prends la mauvaise direction après la première porte, c’est à dire 20 mètres et j’entends tous les bikers me crier la bonne direction et se bidonner. 200 mètres plus loin, je reste sur la crête au lieu de plonger sur la droite. Au moins je serais sûr d’améliorer mon premier chrono. Une fois en bas, on ne se fait pas prier pour remonter. On nous incite à se dépécher car le temps menace. Les élites ferment le parcours à 14h. On a largement le temps de faire nos 3 descentes, et de profiter du ravito un peu succinct à l’arrivée. Au deuxième passage, je dois m’arrêter après quelques centaines de mètres car je n’ai plus de freins. A force de vanter la fiabilité des Avid mécaniques, j’en ai oublié l’entretien de base, à savoir une roulette de réglage perdue depuis 2 mois mais qui ne genait absolument pas. Mon frein en a décidé autrement à ce moment, et je vais le payer chèrement. Mais la gestion de la mécanique fait partie intégrante de la course et il ne faut absolument rien négliger au niveau du matériel. Je me retrouve donc sans frein arrière, et obligé de m’arrêter pour resserer les plaquettes mais ça ne dure que quelques freinages. Cela me vaudra une chute sur la fin qui me privera également du frein avant et par conséquent un beau vol dans le mur final. Il ne reste que quelques centaines de mètres, je termine sur un vélo où plus rien ne marche, avec un poignet douloureux, et surtout énervé contre moi car j’ai failli remplacer mon étrier la veille.

La troisième manche se passera mieux, toujours sans frein arrière mais je prendrais le temps de faire six arrêts pour resserer les plaquettes avant les endroits critiques, et finir la course entier.

Côté classement, Franck Parolin écrase ses adversaires en réalisant le meilleur chrono de 7 des 9 spéciales. Alex Balaud blessé à l’épaule fait une belle 3ème place.

1 PAROLIN FRANCK 2h14m07s01
2 GIORDANENGO OLIVIER 2h18m11s85
3 BALAUD ALEX 2h19m09s35
4 DOUCENDE GREGORY 2h19m48s27
5 GOLAY FLORIAN 2h20m32s32
6 NOCE GREGORY 2h25m43s62

Je fais 32ème en 2h50m19s69.
Peu d’abandon puisque l’on compte 90 classés sur 106 concurents au départ, tandis qu’à la tribe il y avait également 90 classés mais sur 220 au départ...
Tous les résultats sur le site des enduro-series

Bilan très positif pour cette course. Les parcours sont superbes, les concurrents ont la banane, très satisfaits de leur WE malgré une météo capricieuse. L’ambiance est très bonne, avec une bonne sportivité des concurrents au niveau des dépassements. On peut juste déplorer les 3 euros réclamés en plus pour la location du support du transpondeur, vu le prix de la course, c’est un peu du foutage de gueule, et le nombre de participants un peu faible mais qui devrait rapidement rejoindre celui de la Tribe 10000 vu la qualité des parcours proposés, et si le prix des courses n’augmente pas trop ! Le principe de l’enduro plaît et devrait connaître un franc succès.

Prochaine étape : Les orres les 27 et 28 août !

- le site de l’organisateur : www.enduro-series.com

- L’article de Francky sur la Tribe 10000 sur VTTnet



Auteur - Frank Plouvier




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