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  La Maxxis Cup des Orres


(18/09/2005)

Romual, dit Romu ou Forest, est un vrai crosseur. Le mollet affuté, il se partage entre son vtt et son vélo de route et tire sa "caisse" de longues années passées dans le Nord de la France. C’est avec curiosité et un regard neuf qu’il est allé assisté à la manche de la Maxxis Cup qui avait lieu aux Orres en juillet. Il nous livre ses impressions de cette épreuve.

<REP|SITE/2005/maxxiscup>
En vacances dans les Hautes Alpes fin juillet j’ai eu l’occasion d’être spectateur de l’étape française de la Maxxis Cup.

Cette épreuve regroupe une épreuve XC et une épreuve DH. Un classement général est établi dans chaque discipline avec un cumul de points pour chaque étape.
Le samedi 23 juillet était réservé aux reconnaissances/essais des pistes XC et DH et les deniers préparatifs de l’organisation. L’infrastructure et les moyens mis en œuvre par Maxxis sont assez impressionnants, et le stand Maxxis/MSC est de loin le plus important. A côté on retrouve le traditionnel stand Mavic avec un mécano constamment à l’ouvrage, un stand Orbea, 2 stands de vente de fringues accessoires.
Les pilotes DH s’affairent au télésiège et sur la piste et les runs s’enchaînent avec affichage des temps sur un grand écran comme sur les grands rendez vous internationaux. N’étant pas un habitué des compétitions DH, je trouve que le niveau de matos est impressionnant. Les pilotes XC sont quasi inexistants. Au milieu de tout celà roulent quelques randonneurs et quelques Freeriders fous.
La météo annoncée pour le lendemain étant favorable je décide ma moitié d’y remonter le lendemain pour y passer la journée avec toute la famille et m’improviser reporter VTTnet.
Après avoir enfilé mon Tee-shirt VTTnet et rechargé les accus de mes appareils photos nous voila dans les 14 km de montée de la station des Orres. Très belle montée depuis Embrun pour les adeptes des vélos à petits pneus.
L’épreuve de DH se déroule sur 2 manches avec temps cumulés. L’ordre des descendeurs se fait par catégorie (Junior, Master, Elite….). Je monte jusqu’au dernier gros saut avant le shuss final,

très rapide et sans grosses difficultés. Par contre la réception du dernier saut sera le lieu de nombreuses chutes. Je remonte un peu plus haut pour apercevoir le début de la piste et quelques passages moins rapides et plus techniques.
A mes yeux de crosseur le niveau me parait bon et le jeu de chaise musical sur le podium s’enchaîne au rythme des runs. Les noms des descendeurs me sont totalement inconnu. Néanmoins on remarque très vite ceux qui pilotent le vélo par rapport aux vélos qui descendent leur pilote, et les chronos confirment les impressions de fluidité de certains.
La petite Inés que je transporte sur le dos commence à présenter quelques signes d’hypoglycémie et nous voila installé en terrasse d’un resto avec vue sur le final.

Au moment ou le serveur m’apporte ma biére, le speaker annonce Mickaël Pascal au départ. Le chrono est sans appel, moins 40 secondes par rapport au second au scratch.

Petit pause avant le départ du XC. Entre l’apéro et le plat je rejoins la ligne de départ du XC pour faire quelques photos. La grille de départ est très restreinte et le départ se fera par vague : Elites, Masters hommes puis féminines et les Juniors. Le circuit développe 5 km et se compose d’une montée, une descente peu technique et rapide, une nouvelle montée en lacets sur un chemin assez roulant et large et une descente finale en single entre les sapins, assez technique et qui longe les modules type North-shore d’une des descentes permanentes de la station. Quelques noms me sont familier : Cédric Ravanel, JC Péraud, Cécile Rode, Séverine Hansen…
La compétition est intercalée entre les championnats de France qui ont eu lieu la semaine précédente et les championnats d’Europe qui auront lieu la semaine suivante. Elle constitue donc une bonne séance de préparation pour les championnats d’Europe.

Dés le début d’épreuve les costauds prennent les commandes et c’est un trio composé de Ravanel, Péraud et un espagnol, leader de la Maxxis, qui se détachent.
IMG5

Chez les femmes Séverine Hansen prend le meilleur départ suivi de Cécile Rode.
Je retourne à mes frites et mon entrecôte.

Ravanel boucle le premier tour en un peu plus de 13 minutes et possède déjà 1 minute d’avance sur Péraud.

Je suis dubitatif par rapport au temps mais j’apprendrais que le premier tour était tronqué d’un peu plus d’1 km à cause de la boucle de départ. Chez les femmes Hansen passe en tête devant un trio composé de Rode, une espagnole et une néo-zélandaise. La suite de la course ne modifiera plus les places pour les podiums et Ravanel continu de tourner les 6 tours avec une régularité de métronome à un peu plus de 17 minutes. Derrière, Péraud assure sa seconde place, la troisième étant disputée par 3 espagnols. Chez les femmes la suprématie de Hansen est indiscutable, Rode est à la peine mais garde sa seconde place. La course junior est remportée par un français (dont j’ai oublié le nom) qui se rattrape de sa contre performance aux championnats de France.
Comme en DH on remarque très vite le coup de pédale fluide des meilleurs (Ravanel , Péraud , Hansen) à d’autres plus à la peine qui ont le pédalage carré. Quand à la descente technique, no comment, peu de descendeur en herbe ferai la même chose que Ravanel ou Péraud avec des vélos de 200 mm de débattement.

Ravanel me gratifiera d’un beau dernier saut mais sortira de mon cadrage photo !
Je n’attendrais pas la deuxième manche DH, après une petite balade familiale dans la station nous rejoignons notre camp de base.

En conclusion, belle épreuve, bien organisé avec un plateau qui manquait de participants. (Championnats de DH le même jour). Mention spéciale pour la station des Orres, qui pourrait constituer un super camp de base pour un futur RandoNet.

Texte et photos : Romuald







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