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  Le VTT comme de la lessive.


(19/09/2005)

A l’heure où les appareils électroniques deviennent des consommables, où
l’on achète le bout du monde par internet et le soleil en vpc, il est
encore quelques domaines où le sens du terroir qui sommeille en chacun
reste un peu vivace.

J’ai nommé l’achat d’un VTT.

Lorsqu’un client se prépare à signer un gros chèque dans une grande enseigne, portant le nom d’une épreuve sportive, son parcours du combattant ne fait alors que commencer.

« Alors vous avez le 8x , un très bon vélo sans suspension... »

« voui voui… »

« ..puis le 9.1 un bon tout-suspendu à 1000 €. Mais le 9.2 est nettement mieux parce que mieux équipé… »

« ( à 1500 et quelques...on s’en doute) »

« …quand au 9.3, encore mieux ( 2000 €.....) et la crème ! : le N.E.U.F ( à presque 2800 €....) »

Arrive alors le problème : Vous ne pouvez pas l’essayer, soit parce qu’il n’est pas en stock, soit parce qu’il n’est pas à la bonne taille...(Dans mon magasin je n’ai jamais vu de N.E.U.F).

Si par miracle vous trouvez votre taille et le bon modèle, vous pouvez faire le tour… du rayon ! Mais pas en situation parce que : « Non, non, on ne prête pas de vélo ( normal), on ne fait pas de journée d’essais ou de test réels et on ne loue pas ou plus de modèles ..mais vous ne
connaissez personne qui pourrait vous en prêter un ?? »

« Mais si je connaissais quelqu’un je ne viendrais pas vous voir… !"

Voilà… vous pouvez essayer une voiture sans problème, une moto, voire
même un 4x4 à Val d’Isère et pas seulement sur un parking, mais un
vélo, vous avez à la rigueur le droit de poser vos fesses dessus et
faire une prière pour que la géométrie vous convienne, ensuite la caisse c’est par là !

En somme on vous vend un article à 1000 € , 2000 € ou plus encore, comme un simple paquet de lessive.

Et bien moi, mon coté maquignon se réveille et si j’achète un cheval, j’ai
envie de le voir courir avant de payer...un acheteur a le droit de se
tromper...essayer est un minimum.

La grande distribution sportive tend à considérer que les produits haut
de gamme qu’elle crée se vendent de la même façon que les produits d’appel.

Si cette enseigne (comme ses concurrentes au demeurant - ndlr) souhaitait se créer une image de haut de gamme avec la Série 9 , elle aurait pu réussir.Encore aurait-il fallu qu’elle sache les vendre ses beaux vélos et c’est à se demander si elle en avait vraiment envie...mais ceci est une autre histoire.

RV


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Auteur - Rédaction VttNet




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