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  Avalanche Cup de Lyon 2001


(/05/2001)

<REP|SITE/2001/lyon>

29 et 30 avril 2001


Coup d’envoi traditionnel de la saison de descente, la 1ere manche de l’ Avalanche Cup a eu lieu
comme chaque année à Lyon, les 29 et 30 avril derniers. La « Sarra » comme l’on appelle cette
épreuve, en raison de sa position géographique, est une compétition pas comme les autres à plus
d’un titre.
_ Elle se distingue en premier lieu, par sa situation urbaine. C’est la seule épreuve du genre,
qui se déroule au c’ur même d’une ville. Le parc de la Sarra, est un large espace vert qui s’étend
sur les pentes de Fourvière, l’une des célèbres colline de la
ville. Longtemps dédié au ski, le parc a vu sa destination changer en 2001. La ville de Lyon
présentait un parc entièrement aménagé pour la pratique de la descente ; Piste permanente
sécurisée, escaliers facilitant les mouvements le long de la pente, tunnels permettant d’accéder
aux 2 cotés de la piste, parc paysager, et promenades. En ouvrant cet espace, accessible en
permanence sous réserve de posséder une licence, Lyon ambitionne d’organiser dés 2002, des épreuves
internationales de VTT.
_ L’autre particularité de cette compétition, est l’aspect hybride de la piste. Longue d’environ
1km, elle est à mi-chemin entre le dual et la Dh. Trop élitiste dans sa version 2000, sur un tracé
réalisé par Karim Amour, elle est devenue accessible au plus grand nombre cette année, ce qui était
le souhait de l’organisateur. Enfin, placée en début de saison, l’Avalanche Cup de Lyon est
l’occasion pour les meilleurs de vérifier leur forme et leur matériel avant les grands rendez-vous
internationaux, ce qui permet chaque année de voir évoluer la fine fleur mondiale de la spécialité,
pour le plus grand plaisir du public.
_ Si le samedi c’est le jour des plus jeunes, avec la Mom’Avalanche, et du spectacle, avec un
border-cross toujours très chaud, le dimanche lui est réservé à la compétition de descente
proprement dite, avec en point d’orgue la Super Cup’ où s’affrontent les 50 meilleurs au scratch.
Et c’est précisément pour assister à ce « baston » que j’avais sorti mon Minolta, mon beau
tee-shirt VTTnet et surtout mon Kway, la pluie s’étant invitée en Guest-Star.
_ Ce qui surprend en arrivant aux abords du site, c’est le grand mélange des genres. La « sarra »
c’est la kermesse du VTT. Les trottoirs qui précédent l’entrée du parc sont transformés en un
paddock improvisé. On y voit des bagnoles à bout de souffle, où s’entasse le matos du
propriétaire/compétiteur. D’autres plus organisés, ont recruté copines/groupies, le bon pote
mécano, et piqués le monospace des parents, transformé le temps d’un week-end en un
stand/atelier/vestiaire/cuisine. Tout en haut, ce sympathique amateurisme fait place au paddock des
pros. Le spectateur qui y arrive, est vite dans
l’ambiance. Il longe les stands des teams pro, avant de passer sous la rampe de départ pour accéder
à la piste.
_ Pour les pilotes, une fois franchit cette rampe, c’est à fond pour 1 minute 30 minimum de run.
Une première partie typée dual. Peu de pente, mais de la bosse. Grosse simple, double, épingle,
petite double en sortie, et re-bosse pour prendre de la pente. Là il faut pédaler sur une partie
herbue et rendue grasse par les pluies. Fatigant ! On rentre alors dans la partie plus DH de la
piste. Une pente beaucoup plus forte en sous bois. Un « S » vicieux entre les arbres, avant des
escaliers en rondins. Chaud, chaud ! ! ! A peine la roue avant sortie de la dernière marche, que
les pilotes doivent violer leur spad, pour un virage brusque à 90°. « OTB Zone » le secteur ! ! Si
le pilote ne termine pas dans la bâche de protection, il lui faut
relancer pour une série d’épingles, améliorés par des doubles. Une grosse bosse à passer, puis un
virage large mais en dévers, avant de tout lâcher pour faire le chrono.
_ Les nouveaux aménagements permettent de trouver de bons spots pour voir la course. Il y a du
monde malgré le temps qui menace et les pilotes se succèdent. Au bout d’un certain temps le rythme
augmente. Aux pilotes amateurs se mêlent qq. figures connues. On voit passer des pilotes Planet X,
le team Egobike. Ca roule plus fort. Les cadors sont sur la piste. Deldycke, Amour, Jany, Keller,
les VRT « boys » Poomans et Camellini’Steve Peat a fait pour la première fois le déplacement dans
la capitale des Gaules, et manifestement pas pour y faire de la figuration. Nico E.T. Vouilloz
ferme la marche, et termine très calmement cette première manche.
_ Une petite pause permet au 50 meilleurs de se préparer pour la super cup. 3 allumés font le
spectacle durant la pause en parcourant la piste sur’des mono-cycles.
_ A la reprise, manifestement on se lache. Les pilotes envoient tout ce qu’ils ont. Le public est
ravi, et l’ambiance monte. Un petit gars se lache complet avec son « tour Eiffel », a tel point que
l’indescriptible Momo, qui co-anime la journée, en fait une large remarque.
_ Bientôt le meilleur temps s’accroche aux environ de 1 minute 33. Un pilote suisse, rapidement
rejoint par un compatriote prend le meilleur. Et il y reste. Bientôt le
long de la ligne d’arrivée se forme un cordon de pilotes, composé de tout le gratin de la descente,
les yeux rivés sur le chrono. Mick Deldicke prend le départ. L’actuel champion d’Europe va t’il
faire tomber le temps ’ Il n’accroche provisoirement que la 3eme place, laissant les 2 pilotes
helvètes flirter avec le podium. Et il va falloir attendre Steve Peat, et son style propre et
généreux, pour modifier le podium. Mais c’est à la toute dernière minute, pour 1/10eme de seconde,
et dans le style qui est le sien, que Nico Vouilloz termine en prenant le meilleur sur le pilote
anglais.
_ Ce baston final est de bon augure pour la saison 2001. On risque d’assister à une belle
empoignade entre Peat et Vouilloz pour la conquête du maillot arc-en-ciel. Mais au-delà des
ambitions des pro-riders, cette Avalanche Cup fût encore une fois une grande fête du vélo,
populaire sur et à coté de la piste. Un très grand coup de chapeau à Damien Mermouz le pilote
suisse, qui aura tenu tête aux meilleurs, avant de s’incliner. Il monte quand même sur la 3eme
marche du podium.
_ En attendant l’édition 2002, ceux qui auront la chance de se promener du coté de Lyon pourrons
venir se mesurer à la piste, celle-ci étant maintenant permanente. Bel endroit pour une « arsouille
« , non ?
_
Mai 2001



Auteur - RouelibrE




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